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"Ophélian field" de Seyminhol

 
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Elfika

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MessagePosté le: Dim 29 Avr - 18:29 (2018)    Sujet du message: "Ophélian field" de Seyminhol Répondre en citant

SEYMINHOL "Ophelian Fiels" (2018)





Origine : Lorraine

Style : Metal Progressif


Line-Up :

KAZEK Kevin : Vocals

PELISSIER Nicolas : Guitars and Keys

DAS NEVES Thomas : Drums

HABERT Vianney : Bass





Tracklisting :

01. Intro Appetite

02. Act II, Scene 2 My Soul’s Idol

03. Interlude Nymph

04. Act II, Scene 1 Hidden Desire

05. Act III, Scene 2 Behind The Mask

06. Act IV, Scene 5 Her Majesty Of Flowers

07. Part 1 The Devil Takes My Soul

08. Part 2 Crown Of Thorns

09. Part 3 After

10. Outro The River Lamentations




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Site Officiel.

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Seyminhol est un groupe Lorrain qui se définit dans la branche Métal Progressif.
La lecture de leur biographie nous apprend que nous n’avons pas affaire à des débutants, puisque le groupe aligne fièrement 25 ans de carrière et pas moins de quatre albums et une longue et impressionnante liste de concerts auprès d’artistes et groupes de renom.

C’est donc à leur dernier opus, « Ophélian field » que nous nous intéressons aujourd’hui.

« Ophélian »… en passionné de littérature que je suis, ce prénom ne pouvait pas m’être inconnu. Et la lecture des informations fournies par le groupe a confirmé cette première intuition en dévoilant le thème de l’album, inspiré de l’histoire d’Ophélie, dans la célèbre pièce de Shakespeare, « Hamlet ».
Quand l’on connait la dimension dramatique de l’œuvre de Shakespeare, et plus précisément d’ « Hamlet », voilà une orientation qui ne peut qu’aiguiser notre curiosité, mais qui représente aussi un beau défis à relever de la part du groupe.

Le groupe annonce lui-même la couleur en décrivant cet album comme plus direct, plus progressif, écrit et composé dans une totale liberté d’expression artistique, combinant un large panel de styles et d’atmosphères, et puisant ses inspirations dans le rock, hard FM, gothic, atmospherique, heavy/thrash et progressif. Voilà un menu qui ne peut que nous mettre en appétit.

Comme de coutume, je me penche en premier sur l’aspect visuel de l’album.

La pochette et le livret sont absolument magnifiques.
Sur un fond blanc éclatant, l’image en découpe d’Ophélie représente à merveille la dualité de ce personnage qui passe d’une image éclatante à une fin tragique, portant à elle seule la dimension dramatique propre à l’œuvre de Shakespeare.
Cette mise en scène parfaitement réussie de l’album nous incite à sans plus attendre nous pencher sur le cœur du sujet, la musique….

L’album s’ouvre sur une intro acoustique, « appetite » aussi surprenante que toute en douceur, qui sonne comme le début d’une histoire comtée au coin du feu et qui en tout cas ne laisse rien paraître de la suite…

Sans transition, arrive « Act II, Scene 2 My Soul’s Idol”, je dis bien sans transition car le morceau démarre sans concession sur un riff endiablé et puissant.
Le son est excellent et l’on peut déjà noter une post-production de grande qualité.
Comme annoncé le morceau évolue dans un style progressif qui flirte avec des intonations de type Symphony X, porté par le chant puissant et multifacettes de Kevin qui n’est pas sans rappeler Kamelot, sur la période Roy Khan.
La section rythmique est d’une redoutable efficacité, soutenant un rythme puissant en double parfaitement maitrisé, breaks et changements de motifs dans la plus pure tradition du métal progressif.
Les orchestrations sont à la fois discrètes, et parfaitement à leur place, prenant par moment le pas sur des passages plus aériens entre vocal et piano, ou se mettant en retrait lorsque la furie des guitares reprend le lead.
C’est avec une très grande richesse rythmique, harmonique et sonore que le morceau évolue sur un peu plus de 5 mn, nous donnant un magnifique aperçu du style annoncé.

« Interlude Nymph » se veut beaucoup plus atmosphérique, du moins au début.
Les orchestrations sont plus présentes, avec notamment un magnifique travail de cordes, en soliste ou en ensemble.
Le morceau se permet même un passage surprenant entre piano et guitare qui sent bon le « Dream Theater », mais à notre grand regret, l’interlude s’éteint en douceur, nous laissant un peu sur notre faim, il faut bien l’avouer, tant les ouvertures proposées par ce troisième morceau sont nombreuses et en appellent beaucoup plus.

C’est donc « Act II, Scene 1 Hidden Desire” qui prend la suite.
Grosse intro, puissante comme on les adore avant de se lancer dans un démarrage nerveux où les guitares réalisent un travail d’orfèvre sur un rythme sans concession.

Le chant arrive dans une ambiance très atmosphérique, et nous dévoile une autre de ses multiples facettes.
Le morceau nous délivre la recette déjà annoncée par le premier titre, rythmes progressifs, envolées endiablées d’une précision impeccable et d’une très grande puissance.
Un chorus guitare de la plus belle facture et le morceau repart de plus belle, les variations de riffs et de rythme ne nous laissent aucun répit.
Les orchestrations se font plus présentes, confirmant leur parfaite maitrise et concourant à enchainer les ambiances qui nous font passer du style progressif à des passages symphonique de la plus belle facture.
Le travail vocal est vraiment exceptionnel, d’une immense richesse et d’une très grande puissance, et il en faut pour emmener de tels compositions.


« Act III, Scene 2 Behind The Mask” s’ouvre beaucoup plus en douceur en introduction acoustique guitare – chant qui révèle au passage un peu plus l’étendue des capacités vocales de Kevin.
Rapidement la machine se met en marche, sur un morceau puissant, en mid-tempo qui nous amène vers un chorus particulièrement mélodique, relevé de chœurs et de travail de cordes du plus bel effet.
Fidèle au style qui nous est délivré depuis le début de l’album, le morceau évolue vers d’autres ambiances, jouant entre ambiance piano - chant, guitare blues – rock avant de repartir de plus belle sur un chorus guitare de maitre.
Le refrain clôture magistralement cette belle pièce avant de laisser le dernier mot au chant et au piano et quel dernier mot…


« Act IV, Scene 5 Her Majesty Of Flowers” s’ouvre à son tour sur une belle intro de piano, qui laisse la place, sans concession ni transition à un rythme effréné et un riff de guitare acéré.
Le morceau évolue très vite sur une rythmique nerveuse, très inspirée progressif, alternant avec un chorus beaucoup plus planant avant de nous faire replonger dans une course magistrale.
Les guitares sont toujours aussi virtuoses et la section rythmique ne faiblit en aucun moment.
A peine le temps d’une transition aérienne, que nous revoilà replongé dans un univers de riffs, chorus guitare aux rythmes complexes débordants d’énergie.

Si depuis le début de l’album le groupe nous a habitué à ce genre de construction au sein de ses morceaux, force est de constater qu’ils en maitrisent parfaitement la technique maintenant l’auditeur en haleine, ne sachant jamais quel riff, quelle accélération ou quelle partie calme va arriver.

« Part 1 The Devil Takes My Soul » joue entre chant – piano et un superbe riff tout en finesse, très nerveux, enchainant contrepoints et envolées avec une maestria qui ne faiblit pas, et semble même s’affiner au fil des morceaux.


« Part 2 Crown Of Thorns » attaque directement sur un riff guitare avant de nous souffler par une envolée rythmique d’une précision impitoyable.
Mais le morceau recèle nombre de surprises, comme ces passages totalement anachroniques que l’on croirait sortis d’un film de Tim Burton ou d’une comédie musicale, qui s’insèrent pourtant à merveille entre deux attaques de guitares enragées, des transitions toutes en douceur, des reprises tranchantes, une section rythmique au top de sa puissance….
Bref, un morceau d’une grande complexité qui en moins de quatre minutes vous fait voyager dans un nombre incroyable d’univers musicaux et d’ambiance, jusqu’à ce final épique en voix de soprano…

Part 3 After “ complète ce déferlement, lancé sur la même veine, rythmique de folie, voix époustouflantes…
“Outro The River Lamentations” vient clôture l’album tel qu’il a commencé, toute en douceur, alors que nous sommes à peine remis de la déferlante des précédents morceaux.

C’est quand même avec un sentiment diffus de « trop peu » que nous arrivons au terme de cet album.

Les promesses ont été tenues, et bien plus encore.
Classer cet album dans le seul créneau du métal progressif me parait trop restrictif tant il recèle d’influences et de surprises.
Bien évidemment, la complexité des constructions, les changements de rythmes, les riffs et chorus guitare, la structure non linéaire des morceaux, tout concourt à faire de cet album un grand album de métal progressif dans la pure lignée des Symphony X et Dream Theater, mais soyez attentifs, vous serez surpris à de nombreuses reprises.

La maitrise technique, de la voix jusqu’à la section rythmique est tout simplement extraordinaire, et l’on sent sans aucune hésitation le poids de l’expérience de chaque musicien, mais aussi du groupe, car on ne fait pas de grand groupe avec uniquement de bons musiciens, mais de bons musiciens qui savent jouer ensemble.
Le son et la post-production sont impeccables, et mettent en valeur un ensemble instrumental riche et complexe, ce qui est loin d’être un petit défi.
Ce genre d’album ne s’écoute pas qu’une seule fois, et ce qui pourrait paraitre un peu « abrupte » en première écoute, comme ces changements de rythme et de style directs et sans transition, se révèle être un habile travail de conception musicale et artistique qui souligne un peu plus la grande maitrise de ses auteurs et compositeurs.

Pris individuellement, chaque musicien fait preuve de qualités techniques de très haut niveau et d’une parfaite maitrise de son instrument et de son art.
Le monde du métal progressif est très largement exploité par des groupes toujours plus créatifs et talentueux, y trouver sa place n’est pas chose aisée, et le devient de moins en moins.

Néanmoins, si les structures techniques de cet album s’inscrivent parfaitement dans cette vague, Seyminhol a réussi à y appliquer une empreinte et une signature artistique qui leur permettent de se faire une place dans ce paysage très riche et chargée.
Comme je le soulignais précédemment, on pourrait regretter que l’album ne soit pas plus long, mais au final, cela ne peut que nous inciter à le réécouter pour profiter à nouveau de toute sa richesse et le découvrir un peu plus.
En résumé, un album d’une très grande richesse, sans concession, aux influences multiples, soutenu par une très grande maitrise technique et délivrant une liberté artistique des plus délicieuse.


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MessagePosté le: Dim 29 Avr - 18:29 (2018)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 29 Avr - 19:26 (2018)    Sujet du message: "Ophélian field" de Seyminhol Répondre en citant

Merci pour cette superbe chronique !!!

Je connais SEYMINHOL et cet album a dépassé toutes mes espérances. De plus, les changements de rythme incessants, la production, le fait que cela soit un concept album (Pas toujours évident et souvent casse-gueule...) m'ont quasiment immédiatement séduits !!! Attention, comme le dit Manu, l'album demande de nombreuses écoutes pour pouvoir en découvrir toutes ses qualités.

Un disque qui va marquer ce début d'année 2018, voire beaucoup plus et que je vous conseille vivement. Je tiens à féliciter le groupe pour ce chef d’œuvre !!! Ils méritent un succès à l'échelle de leur talent pouce
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:06 (2018)    Sujet du message: "Ophélian field" de Seyminhol

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