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Chronique MOBIUS "THE LINE"

 
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Elfika

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MessagePosté le: Mar 1 Nov - 19:42 (2016)    Sujet du message: Chronique MOBIUS "THE LINE" Répondre en citant

MOBIUS – THE LINE 
 

 

 
Genre :



Métal progressif – symphonique



Origine :

France (Lyon)
 
LINE-UP qui a enregistré l'album :
 
Batterie – Adrien
Claviers – Guillaume
Chant – Héli
Guitares – Anton
Basse – Julien
 
LINE-UP ACTUEL :
 
Batterie – Adrien
Claviers – Guillaume
Chant – Héli
Guitares – Xavier
  

 

LIENS :
Facebook : https://www.facebook.com/mobiusofficialband/
Bandcamp : http://mobiusofficial.bandcamp.com/album/mobius-demo
Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCbXXHoQqNPPUEyV60YiJ_Bg
 
BIO :
 
Le metal progressif, symphonique, et les musiques du monde sont les ingrédients de Mobius.
Notre groupe naît sur l'île de La Réunion, où trois collégiens se retrouvent pour écrire leurs premières compos. Les années passent, et Adrien (batterie), Guillaume (claviers) et Anton (guitare) décident de conquérir la métropole pour leurs études. Lyon est la ville qu'ils choisissent pour finaliser leur formation. Ils intègrent Héli au chant et Julien à la basse. Le groupe, au complet, devient Mobius.
En 2013 nous enregistrons une démo (trois titres) et jouons aux côtés de Leprous et Blindead sur la scène du Ninkasi Kao, à Lyon.
Depuis, nous avons partagé la scène avec Trepalium, Hypno5e, et Stream of Passion. Nous avons aussi enregistré l'album "The Line" qui sortira le 10 octobre prochain.
 
De quoi parle "The Line" ?
Dans notre monde où les codes nous font douter de notre place, et où la violence et l'exclusion sont partout, rien n'est gratuit ni évident. Quelle route suivre ? Quelles valeurs adopter ? Comment se construire dans un monde codé et dans lequel beaucoup se sentent illégitimes d'exister ?
Nous parlons à tous. A ceux qui se sentent seuls, ceux qui ne se sentent pas à la hauteur, aux complexés physiques et aux personnes traumatisés, en passant par ceux qui ne font plus la différence entre la colère, la peine et l'ennui. Cet album porte un message de rassemblement, d'universalité, et d'apaisement des souffrances que nous partageons tous.
 

« THE LINE »

Track List :

 

1 : Cosmopolis

2 : Rising mind

3 : Evasion

4 : A mazing world

5 : The heresiarch

6 : Bursting chaos

7 : Dark fates

8 : Mist of illusions

 



MOBIUS, groupe Lyonnais nous présente son premier album après une démo 3 titre sortie en 2013.

Le groupe s’inscrit, selon ses propres termes, dans le courant métal progressif et symphonique, en y rajoutant les « musiques du monde ».

Double composante principale des plus ambitieuse au regard de deux styles exigeants dans des domaines très spécifiques à chacun, le métal progressif et le métal symphonique.



La pochette de l’album est un artwork de très bonne facture, soigné, qui peut au choix se laisser regarder ou nous amener à quelques questions au regard de l’identité que le groupe a voulu donner à cet album. Il est désormais acquis que les groupes ne font plus des albums vides de sens, mais bien des œuvres qui ont un message à faire passer, et  MOBIUS s’inscrit parfaitement dans cette règle qui permet à l’auditeur plusieurs lectures et écoute de l’œuvre, selon que l’on cherche le plaisir musical ou que l’on souhaite creuser un peu plus le sens de chaque morceau.

La double influence citée précédemment n’est pas un défi facile. Nombreux sont les groupes qui se revendiquent du métal progressif, et du symphonique, et bien que cela donne lieu à de très belles productions musicales, l’exercice n’est pas aisé et le résultat loin d’être acquis. Pour réussir un tel pari, il faut beaucoup de technicité instrumentale et vocale, de la créativité, une solide production et post-production. L’enjeu n’est bien évidemment pas de rivaliser avec les ténors du genre, mais bien de se faire une place dans un monde musical particulièrement prolifique et en permanente recherche et expérimentations musicales.

Alors voyons sans plus attendre comment MOBIUS vient s’inscrire dans la scène métal prog – sympho française.

Le premier élément notable est la longueur des morceaux. A une exception près, tous les morceaux oscillent entre 5 et presque 10mn (09mn44 précisément).

Bien évidemment le style s’y prête parfaitement et tout connaisseur n’y verra rien de surprenant, mais cela n’enlève rien à la difficulté induite par un tel choix. Pour le musicien, ce choix s’impose souvent comme une évidence pour lui permettre de délivrer son message et de laisser son morceau s’exprimer pleinement. Pour l’auditeur, qui n’est pas au fait de ce processus de création, il en va tout autrement sur le ressenti du morceau, et dès lors se joue une délicate partie d’alchimie et d’équilibre entre ce que le compositeur souhaite obtenir d’une part, et ce que les auditeurs ressentiront d’autre part.

L’album s’ouvre sur « COSMOPOLIS », qui donne tout de suite le temps avec ses 8mn41.

L’intro, principalement emmenée par un piano et de superbe nappes cède rapidement la place à un riff d’ouverture puissant, nerveux et sans concession où la guitare œuvre directement sur un riff délié parfaitement servi par une superbe orchestration qui n’est pas sans rappeler un certain style Symphony X.

Le son est excellent, servi par un excellent mixage qui œuvre à merveille au sein d’un morceau très riche en orchestrations, qu’elles soient instrumentales ou vocales. Les sons des nappes et divers synthés sont profonds, puissants et, fait notable car pas si évident à réaliser, crédibles, en parfaite adéquation avec le morceau.

La section rythmique est particulièrement efficace, avec une basse qui sait jouer son rôle sans pour autant se cantonner à un simple rôle d’accompagnatrice passive.

La partie vocale apporte elle aussi son lot de belles surprises. Un chant clair, mélodieux et puissant, qui sait s’imposer sur un morceau particulièrement riche et complexe, rythmiquement et harmoniquement. Les arrangements vocaux sont très recherchés, chœurs, doublage de ligne vocale, contres mélodies, lignes planantes en voix de tête, voix lead accrocheuse…

La structure du morceau permet à Héli de donner de l’ampleur à ses capacités vocales. Fait notable, pas de chant saturé, mais un très gros travail de chœurs masculins.

Ce premier morceau relève le défi, le prog et le sympho. Ces 8 minutes 41 glissent avec  facilité sans laisser à aucun moment place à un quelconque sentiment d’ennuis.

Avec « Cosmopolis » le ton est donné, mais la barre est placée très haute…

« Rising Mind » s’ouvre sur une introduction plus longue, toute en orchestration et chant. Le son reste excellent.

Le morceau s’ouvre avec puissance mais la partie orchestration garde la prédominance, suivie par une basse qui se délie et se fait très joueuse.

La structure ne verse jamais dans la facilité, changements harmoniques et rythmiques s’enchainent, rendant le morceau parfois un peu difficile à suivre. La structure prog prend le dessus tandis que la section rythmique poursuit un travail complexe et soutenu qui rappelle certains passages de Dream Theater.

Tout comme son prédécesseur, « Rising Mind » n’est pas un morceau court. Un superbe passage piano – guitare claire ouvre un pont qui sonne comme un second morceau. La recherche du détail dans les arrangements, et la post-production est toujours aussi profonde et aboutie. Là aussi les 7mn passent très vite, même si la reprise finale du refrain peut sembler superflue à un moment où l’on sentait le morceau arriver sur sa fin.

« Evasion » s’inscrit dans la même construction, mais apporte son lot d’éléments particuliers. Une mise en avant plus prononcée du piano, un travail de chant différent, plus modulé, qui va chercher plus dans la difficulté harmonique et des changements de rythmes, parfaitement maîtrisés quoiqu’un peu abrupte au niveau des transitions.

Le style évolue clairement dans le monde progressif, très technique, au détriment d’une certaine mélodicité qu’avaient conservée les morceaux précédents. Le travail rythmique est très recherché, et toujours aussi précis. On sent des influences et quelques réminiscences Symphony X et Dream Theater dans les constructions, progressions et certains choix d’orchestrations et arrangements. Les amateurs du genre apprécieront certainement car la technique est bien maîtrisée.

Le pont renoue avec l’aspect symphonique et nous permet de découvrir les capacités vocales d’Héli aux frontières du chant en voix de tête pour une très belle performance.

Le morceau se termine avec un superbe chorus guitare sur lequel il n’y a strictement rien à redire tant au niveau technicité que sur l’évolution d’ensemble et d’orchestration qui emmène vers la fin du morceau.

C’est le troisième morceau « long » de l’album, le risque d’une certaine lassitude ou redite pourrait se faire plus présent, mais la bonne gestion des différentes parties font que ces 9 minutes passent très bien au final.

« A Mazing World » sonne comme une transition, un ovni de moins de 3 minutes dans cet album résolument orienté sur les grosses constructions. Ambiance planante, cordes,  instruments ethniques, guitare claire en arpège, tout est là pour une pause qui nous emmène dans une tout autre ambiance. De très beaux arrangements cordes et chœurs finissent ce passage sur une note symphonique avant d’enchainer directement avec le morceau suivant sur une très belle transition.

Avec « The Heresiarch » retour dans le vif du sujet. Grosse intro sur vitaminée, riffs agressifs et rythmiques nerveuses, nous voici replongé vers un métal progressif pur jus. La marque de fabrique du groupe est désormais  bien imprimée, aucun morceau ne fait défaut à ce soin permanent du détail, des constructions qui ne tombent jamais dans la facilité, même si plusieurs éléments reviennent de manière récurrente.

Les transitions apportent des touches symphoniques au cœur d’un morceau très puissant et bien plus agressif que ces prédécesseurs.

« Burning Chaos » s’ouvre sur une introduction particulièrement intéressante niveau sonorités et utilisation de nouvelles tessitures instrumentales. La voix aussi s’essaye à un nouvel exercice de style qui colle parfaitement au thème annoncé du morceau dans son titre. Moins symphonique, plus exclusif, le morceau n’en demeure pas moins accrocheur. On navigue dans un monde de riffs, d’orchestrations et d’arrangements vocaux en perpétuel évolution qui ne nous laisse aucun répit.

Le pont tranche avec ses guitares aux consonances flamenco, avant de nous replonger, en plein… chaos ?

« Dark fates » nous rappelle, si besoin en était, la très grande puissance et technicité de la section rythmique batterie –basse qui fait des merveilles depuis les premières minutes de l’album.

Tous les éléments connus sont en place dans ce morceau qui renoue avec des envolées symphoniques entre deux riffs progressifs.

Notons ce superbe pont où la basse se fait plus bavarde et déliée.

Si le morceau n’apporte pas d’éléments totalement nouveau au regard de ce que Mobius nous distille depuis le début, ses presque 7 minutes passent une fois de plus à merveille par la richesse de ses ambiances et structures.

« Mist of illusions » clôture cet album avec ses 8 minutes.

Les instruments  annoncent leur dernière pièce avec virtuosité dans une intro où toutes les ambiances semblent s’être donné rendez-vous.

Sans renier les grosses attaques rythmées et nerveuses, le morceau nous offre de belles plages plus aérées. Cette conclusion sonne comme un dernier rappel du savoir-faire et du style du groupe. Tout y est présent, changement d’ambiance, changement de rythme, avec toujours ce travail énorme d’orchestrations et arrangements qui nous amène vers un final épique.

En conclusion et malgré ce qui vient d’être dit, il y aurait encore beaucoup, beaucoup à dire sur cet album d’une richesse incroyable.

Peut-être trop riche d’ailleurs pour pouvoir être abordé et apprécié en une seule écoute. Pris isolément chaque morceau est une petite perle de technicité, mélodicité, d’orchestrations et de finesse.

Servi par un son et une post production impeccables « The line » réussi haut la main le pari de mélanger métal, heavy, progressif, symphonique et touches ethniques.

Il ne faut pas hésiter à se plonger à plusieurs reprises dans chaque morceau pour en extraire la substantifique moelle et en apprécier tout le travail réalisé.

Une rythmique implacable, un duo basse – batterie redoutable, des guitares affutées tant au niveau rythmiques que soliste, des orchestrations d’une très grande richesse, tant sur la qualité des sons que sur leur utilisation, et un travail vocal d’autant plus impressionnant lorsque l’on sait qu’Héli assure à elle seule toutes les parties vocales et chœurs « féminins ».

Cet album séduira sans aucun doute les fans de métal progressif mais aussi un public plus orienté symphonique. On pourrait craindre la longueur des morceaux, mais comme je le précisais, une écoute attentive de chacun d’eux ne laisse pas de place à la lassitude. Peut-être que sur l’ensemble de l’album l’on retrouve très naturellement des redites de constructions et de riffs, mais au regard de la richesse globale, ce serait vraiment se montrer très pinailleur que de s’arrêter à ce seul fait.

Je ne peux qu’encourager ceux qui auront pris le temps de lire cette chronique dont la longueur ne pouvait être autre au regard de l'album présenté à inscrire « The line » dans leur playlist et à se délecter sans modération. Ne restez pas sur une seule écoute, les suivantes sont les meilleures passé l’effet de surprise.




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MessagePosté le: Mar 1 Nov - 19:42 (2016)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 2 Nov - 13:21 (2016)    Sujet du message: Chronique MOBIUS "THE LINE" Répondre en citant

Excellente chronique, je m'y attendais, étant dans ton style de prédilection et face à un album si abouti est riche qui tourne en boucles chez moi. coeur

Aucun sentiment de lassitude, très belle voix, des compos variées, et, ce qui m'avait bluffé à la première écoute, c'est le batteur. La section rythmique joue un rôle très important au sein de MOBIUS, je ne suis pas musicien, mais c'est une chose marquante.

Le chant est à couper le souffle, sans pourtant en faire "des tonnes", mais la technique est là et tout passe à merveille. pouce

MOBIUS est un énorme coup de cœur pour moi, la longueur des morceaux n'est absolument pas rebutante, bien au contraire. J'ai eu la chance d'aimer dés les premières écoutes, mais tu as tout à fait raison, cet album est si riche, qu'il demande d'innombrables écoutes afin d'en découvrir toute sa beauté et sa valeur.

Je suis sous le charme, ce mois aura été placé sous la découverte de deux superbes groupes : MOBIUS et, dans un style tout à fait différent, AEPHANEMER qui risquent bien d'être mes albums de la fin d'année 2016.

Merci à MOBIUS pour ce bijou, en souhaitant que beaucoup d'autres se procureront l'album et l'apprécieront comme moi Heavy Métal
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MessagePosté le: Jeu 3 Nov - 08:40 (2016)    Sujet du message: Chronique MOBIUS "THE LINE" Répondre en citant

très belle chronique pouce pouce pouce
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MessagePosté le: Jeu 3 Nov - 10:53 (2016)    Sujet du message: Chronique MOBIUS "THE LINE" Répondre en citant

Magnifique chronique.
Je vais m intéresser d un peu plus près à ce groupe.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:53 (2017)    Sujet du message: Chronique MOBIUS "THE LINE"

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