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Chronique : DEVILDRIVER – Trust No One

 
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CORALIE

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Messages: 3 572
Localisation: LYON
Date de naissance: 30/09/1975
Sexe: Féminin
Balance (23sep-22oct) 蛇 Serpent
MessagePosté le: Jeu 18 Aoû - 13:34 (2016)    Sujet du message: Chronique : DEVILDRIVER – Trust No One Répondre en citant







style : Thrash / Death

pays : Etats-Unis

formé en : 2001

Line Up:

Dez Fafara
– Chant

Mike Spreitzer – Guitare

Austin D’Amond – Batterie

Neal Tiemann – Guitare

Diego Ibarra – Basse




À toi mon ami qui a un bon osthéo parce que tu accompagnes la violence musicale de tes idoles en secouant tes veuchs de gauche à droite, d'avant en arrière et de haut en bas...
À toi ma soeur qui hurles dans les concerts en imitant la voix d'un ours bi-polaire suicido-dépressif qu'on égorge à la petite cuillère...
À toi mon frère qui portes des fringues thrash avec plein d'écussons, des épingles à nourrice, et des fûtes avec des trous tellement roots que c'est plus ton Jean qui est troué, mais tes trous qui sont Jeanés...
Et à toi mon amie qui te fais porter par la foule qui te traîne et qui t'entraîne l'un contre l'autre au dessus des fracassés sur-avinassés du pit aux mains baladeuses laissant systématiquement des superbes trophées sous forme de griffes scarifiées sur ta magnifique poitrine galbée et opulente...
Mes ami(e)s frères et soeurs, si vous ne vous êtes pas reconnu(e)s dans cette petite introduction préliminaire tout en douceur, si pour vous Bon Jovi est le summum du Metal Indus, si votre groupe de Heavy-thrash-death-métal préféré est Linkin Park et que tu vénères la violence et l'agressivité de Kyo... Alors cette chronique n'est pas faite pour vous!
Oui vous l'aurez surement compris puisque vous êtes des gens intelligents...
Notre sujet de conversation d'aujourd'hui, ça va être: "combien de Watts peuvent supporter vos neurones, et combien de temps mettra l'album "Trust No One" des Amerloques de DevilDriver avant que tout votre système nerveux ne parte en cacahuète tel un métaleux niveau 1 (avec autorisation écrite des parents et un mot d'excuse pour le prof d'histoire géo du lendemain) un soir d'apéro au HellFest?"
La douceur, l'élégance, la dentelle, le raffinement...
Non, ici on n'est pas à la soirée de Mr l'ambassadeur des chocolats qui laissent des bouts de noisettes entre tes dents...
Ici on va se parler en Hommes qui se respectent... On va parler testostérone bordel!
Pour mieux comprendre, jette d'abord un oeil (le gauche) à la photo du groupe...
Toute ressemblance avec une équipe de dangereux bûcherons qui raseraient la forêt Amazonienne en un après midi en respectant les pauses clopes syndicales est absolument volontaire! Ça sent pas les danseurs de salons cette affaire...
Maintenant jette un oeil (le droit) sur la pochette de l'album...
Oui, pareil, j'ai flippé en voyant cette tronche de loup aux yeux jaunâtres défoncés vindicatifs littéralement déchirer la belle petite gueule du petit magneau qui doit bien douiller pour le coup!
Ça renifle pas la réunion de village people non plus!!!
Tu te sens prêt(e) ?
Allez, "Trust No One" ... Play ...
Et Bim... Confirmation: on n'est pas venus en studio pour faire du Muse!!!
Ça déglingue immédiatement! Le son est énorme, ça cogne d'entrée de jeu à tombeau ouvert! "Testimony Of Truth" laisse apparaître une technique carrée destructrice, avec une voix arrachée du purgatoire un soir de barbecue humain!
C'est très agressif, les chorus guitares se succèdent, la maîtrise est parfaite, la batterie est absolument martyrisante de blasts et de doubles/quadruples croches sur le temps, en l'air, hors du temps, en breaks... Elle ne lâche jamais l'affaire... Une affaire somme toute très construite, beaucoup de mouvements, de mises en places carrées, des accords dissonants laissant place à des mélodies hyper rythmées entêtantes...
Le système nerveux a déjà bien dégusté! Les petits MacDo lâchent une énergie infailliblement rentre-dedans!!!!
Sans déconner... Écoute l'intro de "Bad Deeds"... Ça y est?
Ben tout est là... C'est juste... Gigantesque! Un boulot de maboule à sa tête... Chaque mouvement dure 10 secondes et en enchaîne un autre tout aussi fracassé, intro, couplet 1, couplet 1bis, pont, pré refrain, intro, refrain, intro, couplet 1bis, pont...
La construction est vraiment dégénérative! Ça part dans tous les sens avec une violence intégrale, aucune place à la nuance, ça envoie tout ce que ça peut envoyer!!!
Mention spéciale: la batterie est encore et toujours fantastique et représente 75% de la violence du truc!!!
C'est véritablement une castagne des grands jours!
"My Night Sky" démarre lentement... J'ai envie de dire "enfin!" Ça laisse respirer!
Sauf que 30 secondes après l'intro, on est repartis pour un tour de manège, mais on est moins largués par le tempo, on a plus affaire à un tempo lourd au possible, des power chords palm mutés dont la redoutable efficacité a traversé les générations! C'est un peu bateau, on baisse l'intensité de la sortie de couplet pour lâcher plus de chiens dans les refrains... C'est téléphoné...
Mais au moment où s'y attend le moins, un passage rythmé électro grosse caisse/charlet avec des guitares lointaines apparait...
Là, nos petits Burger King, faut pas nous prendre pour des lapins de 6 semaines... Comme les Mass Hysteria avec leur "c'est plus que du métal"... Clairement, ce titre appelle un big Wall Of Death en live, celui où tu sais que tu vas perdre tes dents de sagesse, celui que la croix rouge redoute au HellFest parce qu'ils n'ont que 600 lits, celui qui te fera rater les 3 prochains jours de travail sauf si tu peux bosser en fauteuil roulant!
Et bim, confirmation, juste derrière on envoie mémé sur orbite à coups de pompes dans l'oignon...
Efficacité maximum... Mais petite déception après un tel démarrage d'arriver à un titre aussi téléphoné...
"This Deception"... Moi qui en parlait justement à l'instant... Bon, DevilDriver c'est quand même logiquement du bon thrash hardcore... Mais là faut m'expliquer... Les palms mutes saccadés en baissant l'intensité en sortie de couplet pour cogner aux refrains... Ça fait 4 fois qu'ils nous les font... À part un passage vocalement hyper fédérateur qui risque de bien faire cracher les cordes vocales du pit enflammé, ce titre n'apporte rien de plus que ce qu'on a déjà entendu depuis qu'on a mis la galette en orbite...
Faudrait voir à se diversifier un peu...
C'est bien quand ça cogne... Mais y a plein de façons de cogner et toujours la même au bout d'un moment on a compris...
"Above It All" démarre de façon aérienne, intro de 30 secondes... Et bim... Rebelotte... On mute, on baisse l'intensité, on pète le refrain...
Mon engouement et ma motivation sont en mode parachute fermé un jour de grande déprime... Chute libre!
Pour un groupe de cette notoriété emmené par Monsieur Dez Fafara... Ben ça n'apporte rien... On a compris depuis longtemps qu'ils savaient jouer vite, fort, carré... Mais on recherche des surprises, des plans, des passages accrocheurs...
Et y en a pas!
"Daybreak" lance un accord dissonant en intro, et je vous le donne en mille:
30 secondes, on mute, on baisse l'intensité, et quand le refrain arrive, ça fait bim...
Alors cette fois je dois reconnaître que même en assistant à la photocopie littérale des 3 ou 4 titres qui le précèdent, "Daybreak" a au moins le mérite d'être hyper entraînant, le travail des guitares est sublime derrière, et on signe le retour du batteur qui s'est enfin racheté une paire de testicules!!! Bon titre, orchestration légèrement supérieure...
Mais par pitié emmenez nous quelque part! Ne nous laissez pas dans le pit juste pour dire d'y être!
Titre éponyme de l'album, "Trust No One" utilise un schéma légèrement différent, intro saccadée, chorus dynamique, et bim, double croche à vitesse maxi, gros boulot de la batterie... La voix reste fidèle à elle même... Oui c'est ça, en fait elle se contente d'arracher... Point barre!
Musicalement on ne sort pas du sentier qu'on s'est imposé: aucune nuance, on cogne comme des sourds à la recherche de sensations fortes... Mais pour les amateurs de mouvements, d'aspérités, de nuances... Grosse déception...
Un passage lourdingue en plein centre de la construction de ce titre vient bien faire l'effort de relever un peu l'ensemble... Mais on l'oublie bien vite...
Ça pour démonter sa maman, ça démonte sa maman...
Cet album se révèle finalement être exclusivement réservé aux boxeurs désespérés en phase terminale du round final de leur carrière: faut que ça tabasse!
Et "Feeling Ungodly" démarre... Allers/retours saccadés mutés, voix qui arrache... Baisse d'intensité... Ah tiens, on n'a pas envoyé de refrain explosif, là on a même plutôt affaire à un rythme original dissonant saccadé... Il y a un peu plus de recherche au niveau des guitares dans ce titre, le tempo est moins TGV, seule la voix ne veut rien comprendre!
Monsieur Fafara a décidé de faire fondre sa membrane, aucune défaillance... Et aucune surprise!
Mais ça se termine terriblement vite sans encore une fois avoir mis le feu à l'étincelle!
"Rétribution" est planante au démarrage... Et 30 secondes après, bim, saccades mutés etc... Concrètement, pardon, mais à part une violence intégrale sans concession, on tourne gravement en rond... Je n'ai rien à quoi m'accrocher...
Le but devait être de tenir le souffle de l'auditoire... Mais en fait on s'est tellement habitués à ce que propose DevilDriver, qu'on respire calmement!
C'est d'une propreté sans tâches, c'est gros, ça cogne, c'est violent...
Mais finalement on s'ennuie...
J'ai envie que cet album s'arrête... Pardon pour ma franchise...
"For What It's Worth" fait l'effort de démarrer la clôture de cet album de manière maîtrisée et mélodique... Tempo down, accords dissonants... Et bim... On y retourne...
Non là clairement je ne suis plus...
Encore une fois c'est d'une perfection innommable dans la maîtrise de la violence, ça cogne... Les amateurs de méchanceté primaire vont adorer...
Pas les autres...
Vous l'aurez compris, comme expliqué en Intro, cet album s'adresse à un public extrêmement averti, celui qui va se gargariser de coups de boules façon fight club, celui qui ne cherche qu'un exutoire, celui qui a un besoin de se défouler et qui n'a accès à aucun cours de Zumba...
Pour relativiser, il est à rappeler que le son est vraiment énorme, que ça joue à un niveau très élevé, qu'il y a un travail fantastique à la batterie et qu'en toute sincérité ça décolle les marteaux des enclumes de tes tympans...
C'est vraiment dommage, parce que les 2 premiers titres, c'était de la stère de chênes massifs d'une demi tonne lancées à pleine volée en plein milieu de tes étagères...
La suite s'essouffle très vite en inspiration, mais surtout pas en bagarre!
Alors amateurs de sensations fortes, lâchez vous, vous ne serez pas déçus...

FAIT PART W.O.Z

Track Listing:

1. « Testimony of Truth » 4:43

2. « Bad Deeds » 3:46

3. « My Night Sky » 4:28

4. « This Deception » 3:47

5. « Above It All » 3:22

6. « Daybreak » 4:23

7. « Trust No One » 4:38

8. « Feeling Ungodly » 3:41

9. « Retribution » 4:01

10. « For What It’s Worth » 4:31

11. « House Divided (bonus track) »

12. « Evil On Swift Wings (bonus track) »




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MessagePosté le: Jeu 18 Aoû - 13:34 (2016)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 18 Aoû - 15:46 (2016)    Sujet du message: Chronique : DEVILDRIVER – Trust No One Répondre en citant

Merci pour cette superbe chronique de DEVILDRIVER, je sens bien ta "déception", en tant que musicien, tu es le mieux placé pour toutes ces remarques sur le jeu du groupe..

Tu as raison, pour aimer cet album, il faut aimer la brutalité "gratuite", mais ne pas rechercher l'originalité. Le groupe a plus ou moins tendance à s'auto parodier. Ce qui est un peu dommage...

D'un autre côté, fan de musique extrême, il me plait beaucoup quand-même. Je reconnais que je manque d'heures d'écoute, mais les premières m'ont faites bonne impression. Heavy !!!!!!!

Maintenant, les avis seront surement partagés, chacun prend son pied à sa manière et je suis de ceux qui apprécient. clin d'oeil
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:28 (2017)    Sujet du message: Chronique : DEVILDRIVER – Trust No One

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