METALDREAM Index du Forum 
 FAQ   Rechercher   Membres   Groupes    S’enregistrer 
 Profil   Se connecter pour vérifier ses messages privés   Connexion 

Interview de LAZULI

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    METALDREAM Index du Forum -> MUSIQUE. -> INTERVIEWS.
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
le massaii

Radios:Médias.
Radios:Médias.

Hors ligne


Inscrit le: 18 Juil 2014
Messages: 604
Localisation: Vesoul
Date de naissance: 20/10/1981
Sexe: Masculin
Balance (23sep-22oct)
MessagePosté le: Ven 29 Avr - 11:09 (2016)    Sujet du message: Interview de LAZULI Répondre en citant

 
 

Rencontre avec Dominique Leonetti, du groupe LAZULI. Pourquoi cette interview (téléphonique), tous simplement parce que LAZULI vient de sortir (en février) un nouvel album « Nos âmes saoules ».


Dominique, parles moi de cet album et de sa création...


C'est un album qui a été écrit en 2015, très rapidement après « Tant que l'herbe est grâce ». A notre plus grande surprise, il y a eu une envie et un besoin de mettre des choses à plat. Donc c'était vraiment par nécessité, par une très grande envie de pouvoir livrer notre sentiment sur tout ce que l'on avait vécu en 2015, principalement.


J'ai trouvé qu'il y avait une vraie continuité avec le disque précédent. Les thématiques sont les mêmes... On est vraiment sur la place de l'homme avec un grand H, les doutes, les espoirs...


Je n'ai pas vraiment ce recul là, mais effectivement. J'imagine que l'homme, les rapports humains et l'humain en général est vraiment au centre de mes préoccupations. Et il y a effectivement de fortes chances pour qu'il y est cette continuité dont tu parles.


Même dans l'esprit, au niveau musical ! Même si celui-ci est un peu plus doux, on reste dans le même esprit très poétique, très éthéré...


Oui, je crois que c'est l'univers de LAZULI. J'imagine que notre identité s'est vraiment forgée ces dernières années. Maintenant nous on cherche de nouvelles sensations, donc je sais que l'on est allés sur des terrains ou l'on étaient pas allés précédemment. Mais ça se joue plus en nuance, parce que la couleur du groupe est quelque chose dont on a et dont on aura du mal a s’échapper. Nos albums sont de véritables miroirs de ce que nous sommes, il n'y a pas d'exercices de style dans LAZULI. Je crois que c'est vraiment le reflet de ce que nous sommes et de ce que nous mettons dans nos chansons.


Quand on a pris contact pour préparer cette interview, je t'ai dis que j’avais trouvé l'album très doux, très poétique. Et tu m'a répondu, oui c'est doux mais sur scène ça sera très Rock...


Depuis cette conversation, on a eu l'occasion de jouer, puisqu'on a enchaîner quelques dates en Italie. Et c'était les premières fois ou l'on jouaient les nouveaux morceaux. C'était un grand bonheur, parce que c'était marrant de donner une seconde vie aux chansons qu'on a jamais présenté, et là c'était vraiment pour nous de superbes sensations. De là a dire si c'est plus Rock ou pas, c'est vrai qu'avec le recul, je ne sais pas. Ces chansons s'inscrivent tellement dans un répertoire, on passe par pleins d'univers différents... Certains morceaux ont pris plus d'ampleur, mais je crois que les choses sont de toute façon transcendées sur scène. De là a ce qu'il y est un coté plus rock, finalement je ne suis pas certain, j'avais peut-être dis une bêtise l'autre jour. Mais par contre les reliefs sont beaucoup plus importants. Notamment la première chanson qui commence de façon très intimiste, sur scène elle l'est encore plus puisqu'il y a l'émotion qui prend le dessus. Quand chacun des membres rentrent lentement sur le morceau, leur présence est encore plus importante à mon avis que sur le disque. Et puis les explosions sont décuplées aussi parce que je crois que le fait d'être sur scène et le fait d'avoir un retour, des regards en face... J'imagine que ça décuple ce que nous mettons à l’intérieur des chansons.


C'est marrant parce que j'ai fais le même cheminement. C'est à dire qu'après notre conversation, j'ai réfléchis et je me suis dis que j'avais peut-être dis une connerie. J'ai ré-écouté l'album et sur certains titres je me suis dis : Là d'accord, ça sur scène ça va être très rock ! Je pense notamment à des titres comme « Vita est Circus » ou à la seconde partie de « Chaussures à nos pieds ».


(rire) C'était un leurre de ma part pour que tu écoutes cet album plusieurs fois. Mais effectivement, pour les morceaux dont tu parle il y a ce coté plus rock qui est présent. Et ça prend une ampleur supplémentaire sur scène.


« Nos âmes saoules » est un pur produit LAZULI (comme le précédent album), c'est à dire que vous avez tout fait vous même. Compo, enregistrement, arrangements, jusqu'à l'habillage de l'album... C'est important pour le groupe de garder la mains sur son projet ?


La démarche n'est pas de garder à tout prix la main sur un projet, mais c'est un tel plaisir d'être présent sur tout les postes. Au départ pour nous c'était une nécessitée quand on a lancé le groupe. Tu t’aperçois que tu es seul et que si tu ne comptes pas sur toi-même, personne ne fera les choses à ta place. Voilà, donc tu as tendance a occuper tous les postes par nécessitée... Aujourd'hui la nécessitée est souvent là encore, mais le fait de pouvoir mener un projet du début à la fin c'est vraiment jouissif. C'est moi qui fait les pochettes aussi et je trouve que ça fait tellement partie intégrante d'un message que tu veux envoyer... En fait un album c'est un tout, et la meilleur façon pour communiquer ses sentiments c'est de pouvoir s'occuper de tout. J'adore travailler sur les graphismes, c'est un très grand plaisir pour moi. Et de toute façon quand j'écris j'ai des images en tête, donc je ne fais qu'aller au bout du truc. Et chacun, à l’intérieur du groupe a ses envies et ses capacités, notamment ceux qui enregistrent comme Claude qui est aussi l'ingé son. Au début ça nous évitait d'aller en studio et de dépenser l'argent qu'on avait pas, et aujourd'hui ça nous permet d'aller jusqu'au bout de ce qu'on a imaginé. Une prise de son est totalement déterminante pour la musique, donc maîtriser ça aussi nous permet d'aller au bout de ce qu'on veut dire.


Aller au bout de ses idées, être cohérent sur l'ensemble de ce qu'on fait ?


Oui totalement, et puis ça rend la chose encore plus personnelle. Maintenant je dis pas, ça peut être super enrichissant de pouvoir partager ça avec d'autres, mais actuellement si on garde ça c'est par plaisir. C'est parce qu'on adore faire ça, et c'est vrai que, notamment pour les enregistrements, j'imagine pas un instant qu'on puisse laisser ça à un autre ingé son... Parce qu'en plus on est totalement libéré, on va tous dans le même sens. Il n'y a parfois même pas de discussions parce que les choses se font tellement naturellement, on est tellement en adéquation les uns avec les autres que ça rend le travail super facile.


Comment t'es venue la pochette de l'album ou l'on voit un personnage vert, assez minimaliste. On croirait presque un trait d'enfant. Comment t'es venue cette image ?


En parlant de traits d'enfant, tu as totalement raison. Je me suis amusé avec des taches d'encre, en soufflant dessus avec le tube d'un stylo. J'ai des tonnes de feuilles avec des taches d'encre qui partent dans tous les sens, et j'allais y récupérer des choses qui me parlait. Après je me suis amusé à les reconstruire et a détourner certaines choses... Mais c'est vraiment parti d'un travail d'enfant puisque j'ai appris que les enfants, en école maternelle faisaient ça aussi. Voilà, donc le parallèle était bon... Après coup je dirais que ça a été quelque chose de totalement intuitif... il y a un personnage avec les bras écartés, et je pense que c'est un peu dans l'optique dans lequel on est. C'est a dire vouloir accueillir...


L'ouverture, le partage ?


L'ouverture, voilà ! Ce symbole un peu emphatique, c'est peut-être ça qui nous a plut, même si on n'a pas cherché un sens à proprement dit. Quand j'ai présenté ça au reste du groupe, tout le monde a dit : « C'est la pochette ». je crois qu'elle nous correspond, alors j'essaye d'imaginer pourquoi. Je pense que l'on est à corps perdu dans notre façon de voir la vie, de communiquer avec les autres... Donc ça nous correspondait bien.


Vous avez fait une belle et longue tournée avec Fish, fin 2015. Vous êtes allé du coté de l’Allemagne, des pays de l'est, de l’Angleterre. Comment ça s'est passé ?


C'était incroyable ! On a vécu de belles choses dans note vie de groupe mais je crois que c'est la plus intense. Pour la première fois de notre vie on est partis pendant deux mois sans rentrer chez nous. C'est une chose dur à vivre, nos familles nous manquaient énormément... Mais on a vraiment vécu quelque chose de fort avec le groupe parce que pendant deux mois on a vécu les uns sur les autres. Beaucoup de route, on a fait je crois quinze mille kilomètres dans les deux mois, beaucoup de travail, très peu d'heures de sommeil... Et tout les soirs on a eu la chance de pouvoir jouer devant des salles pleines, puisque tous les concerts de Fish étaient complets, donc c'était tous les soir deux à trois mille personnes. Et ça, pour nous c'était une chance inouïe, devant des gens qui nous connaissaient pas. Le risque aussi d'une première partie c'est de ne pas être le bien venu, et on a eu la chance que ça soit le contraire, totalement. Dés le premier morceau on sentait la bienveillance, donc en fait on a eu un retour qui nous a complètement déboussoler puisqu'on ne s'attendait pas a un retour aussi chaleureux. Pour un groupe, c'est un immense bonheur de pouvoir agrandir son audience et partager ça avec plus de monde. Fish nous a fait un cadeau énorme, peu d'artiste aujourd'hui offrent comme ça leur audience... En plus on jouait presque une heure tous les soirs, donc c'était pas une première partie de vingt minutes comme ça peut exister. Il nous a vraiment laissé une place de choix ,et quand on sait qu'aujourd'hui beaucoup de premières parties se monnaient, des groupes qui doivent payer pour jouer... Il n'a jamais été question de ça entre nous, c'était vraiment un cadeau de sa part parce qu'on se croise régulièrement depuis quelques années et on l'avait invité sur l'album précédent... Et l'année dernière on s'est croisés lors du Loreley Festival en Allemagne et il est allé dans le public pendant que nous on jouait. Et je crois qu'il a été ému par notre concert, il est venu nous voir après et il nous a proposé cette tournée. C'était vraiment parce qu'il avait aimé le groupe et qu'il voulait en faire profiter d'autre. C'est d'une générosité extrême et peu d'artiste sont prêt a faire ce genre de choses, donc on lui doit beaucoup à ce niveau là.


Une belle tournée avec pas mal de dates un peu partout en Europe...


Oui, on a enchaîner trente concerts dans des salles qu'on aurait jamais imaginé pouvoir faire, des salles plus belles les unes que les autres. C'était vraiment exceptionnel pour nous et ça débouche sur pas mal de chose puisque aujourd'hui le manager de Fish travaille pour nous, depuis quelques mois et ça a vraiment fait avancer l'histoire de LAZULI.


Comment vous avez concilier la préparation de ce nouvel album et la tournée ?


Il a été mis en boite juste avant... L'album a été finalisé juste avant la tournée. On a la chance d'avoir le studio chez nous, du coup on avait le temps et les armes pour pouvoir travailler. Et à notre retour de tournée, il ne nous restait plus qu'a faire le mastering. Mais c'est vrai que j'ai écris dans des trous de souris parce que l'année 2015 a été assez riche pour nous en terme de concert. Et puis le travail d'un groupe aujourd'hui ce n'est pas que faire de la musique, il y a beaucoup de choses autour qui prennent beaucoup de temps. Donc tous les instants de libre ont été voués à cet album, et tout s'est bien goupillé.


On rappelle que l'album « Nos âmes saoules » est sorti en février. Où est-il disponible ?


La chose la plus facile c'est de nous écrire directement sur notre site. Après effectivement il y a pas mal de distributeurs qui l'ont un peu partout dans le monde, puisque l'on est distribué un peu partout. Mais la chose qui nous plaît le plus, qui nous fait le plus plaisir : C'est quand on nous les commande directement. C'est l'occasion d'avoir des contacts privilégiés avec les gens qui nous écoutent, c'est beaucoup plus agréable.


Merci Dominique.


Merci à toi.


_________________
Rock en Stock c'est le Lundi 18h sur fréquence Amitié Vesoul 91.3fm;
www.facebook.com/www.rockenstock.fr
http://frequenceamitievesoul.fr/fr/
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité







MessagePosté le: Ven 29 Avr - 11:09 (2016)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
bruce

Administrateur
Administrateur

Hors ligne


Inscrit le: 09 Oct 2012
Messages: 7 539
Localisation: Metal land
Date de naissance: 08/10/1965
Sexe: Masculin
Balance (23sep-22oct) 蛇 Serpent
MessagePosté le: Ven 29 Avr - 17:23 (2016)    Sujet du message: Interview de LAZULI Répondre en citant

Merci pour cette belle interview clin d'oeil

LAZULI va devenir un abonné de Metaldream est c'est un plaisir.

Excellente interview d'un excellent groupe pouce

Très instructive sur certains points. Merci au groupe d'avoir répondu à tes questions.

LAZULI, un groupe incontournable. Heavy Métal
_________________
FACEBOOK METALDREAM.
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé







MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:46 (2017)    Sujet du message: Interview de LAZULI

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    METALDREAM Index du Forum -> MUSIQUE. -> INTERVIEWS.
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2017 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com

Template :: RPG
Produit par :: Oyo
Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures