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Interview FRANTIC MACHINE

 
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le massaii

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MessagePosté le: Lun 29 Fév - 16:31 (2016)    Sujet du message: Interview FRANTIC MACHINE Répondre en citant



 
 

Rencontre avec Laurent « Blitz », le bassiste de FRANTIC MACHINE. Un combo Parisien qui envoie du lourd, notamment sur son dernier album « Peace of Mind ». L'interview aurait due se faire en présence de Tisèb, le guitariste. Malheureusement resté coincé dans les embouteillages...


Musicalement je vous mettrais dans la famille des groupes des années 80/90's. Du Heavy Metal plutôt direct, je pense à des références comme Metallica, etc... C'est quelque chose qui te conviens ?


Oui, le premier album était plus dans cette lignée, années 80/90 comme tu le disais. Celui-ci (le second album) a été produit dans une optique de faire un son plus abrasif et différent de ce qu'on a pu faire dans le premier. Mais c'est vrai que c'est des influences qu'on ne renie pas. On a un melting-pot dans le groupe entre les fans de Metallica, AC/DC, Rammstein et compagnie... Un bon mélange qui donne Frantic Machine en fait.


Et j'ai trouvé le chant très typé « James Hetfield » Metallica, ou un coté Godsmack... Quelque chose comme ça que l'on trouve derrière le chant de Sébastien...


Là tu nous flatte ! Le son Metallica, on a essayé de le gommer un petit peu parce qu'on l'entendait énormément sur le premier album. Bon c'est une référence, il vaut mieux qu'on nous compare à James Hetfield qu'à Casimir (rire) mais on voulait vraiment éviter le copier/coller. Mais il (Sébastien) ne peut pas renier ça, depuis ses plus jeunes années c'était un grand fan de Mister Hetfield, ce qui fait qu'il a un peu calqué sa voix et son style là-dessus. Au fur et à mesure des années, à force de faire de la scène, à force de composer, de faire du studio, on a réussi a créer notre identité. Et c'est marrant que tu dises ça parce qu'on a eu une petite période Godsmack aussi. Tu vois comme quoi les influences, même si on essaye de s'en éloigner, elles nous rattrapent à chaque fois.


La boucle est bouclée puisque des groupes comme Godsmack, ou Volbeat par exemple, ont été très influencés par Metallica donc on s'y retrouve...


Clairement, et c'est intéressant de voir que c'est des groupes qui ont été influencés par Metallica, et qui sont maintenant aimés par Metallica. Je me rappelle de Hetfield qui avait été voir Volbeat au Tranbendo à Paris... Bonjours la pression !


Je trouve un coté super accessible à votre musique. Ce qu'on peut trouver par exemple chez AC/DC... Le coté Metal plug & play si tu vois ce que je veux dire...


C'est exactement l'optique de notre batteur, qui est un grand fan d'AC/DC. On cherchait du riff qui arrive assez directement. Ça s'est aussi beaucoup travaillé en studio, lors du mastering. On a bossé avec Fred Duquesne... On avait déjà pré-enregistré tout ça dans le studio de Papy notre batteur, et ça lui est arrivé de nous dire : « Les gars, là je me fais chier ». Donc il coupait la partie B et on passait directement de la partie A à C. Et au bout d'un moment ça fait « pan » dans la gueule. Je me souviens d'une phrase qu'il nous disait : « putain les gars, faut sortir le riff qui va sauver le monde ». Et donc pour ça, il faut y être assez rapidement. On connaît pas beaucoup de riff qui arrivent au bout de quatre minutes...


Faut être direct et efficace... Le nom du groupe « Frantic Machine », ça vient d'où ?


On s'appelait simplement « FRANTIC » quand on a commencé, et on a eu un soucis de droit. On avait pas déposé le nom et puis un jour il y a un autre groupe qui s'appelait « Frantic » et qui allait joué au Zénith. Ils étaient prêt à nous foutre un procès au cul, alors qu'on était même pas au courant. Donc on a changé de nom, on est passé de FRANTIC tout court à FRANTIC MACHINE. Ça nous caractérisait bien dés le début, le coté « Frantic » un peu Frénétique qu'on peut retrouver dans pas mal de morceaux, et la machine : Le coté machine à laver, le tambour qui tourne, qui tourne, qui t’assomme et qui te rend addict en même temps.


Parle moi de la genèse de cet album « Peace of Mind »?


On est quatre potes, on s'est donné rendez-vous en studio... On cherchait pas forcément a composer pour un deuxième album... On jouait le premier album et puis d'un coup, il y avait un riff qui partait et on se disait : « Putain mais ça sonne ça ! » Et puis, une guitare suivait, et la basse, et la batterie lançait un paterne... Et au bout d'un moment, on s'est dit « ok on peut faire quelque chose avec ça, ça peut ressembler à un morceau ». On en est arrivé à plus d'une dizaine de morceaux,on s'est dit qu'on allait mettre ça dans la boite. Et vu qu'on avait en plus Mister Duquesne qui venait frapper à notre porte pour nous dire : « Écoutez les gars si vous avez besoin de moi je suis encore là ». Ça a multiplié nos envies de passer à ce deuxième opus, et le coté intéressant c'est que chacun de nous a composé dessus.


Tu me parlais tout à l'heure de la rencontre avec Fred Duquesne, c'est la deuxième fois que vous collaborez avec lui mais vous lui avez donné plus de responsabilité sur ce deuxième album...


Exactement, c'est à dire que sur le premier album on avait enregistré toutes les pistes dans le home studio du batteur. Et ensuite, il nous avait fait quelques petites modifications, il nous avait fait un mix. Et on avait fait le mastering chez mister Jean-Pierre Bouquet. Sur le deuxième album on avait des maquettes qu'on avait enregistré de la même façon, qui en fin de compte ont étés complètement ré-enregistrées chez lui. Avec toutes ses bécanes... Avec son matos de fou, avec lequel il venait d'enregistrer « Une somme de détails » de MASS HYSTERIA, un bel objet promotionnel. Donc on s'est dit qu'au niveau du son normalement y'aurait pas de problème. On a eu un son rapidement assez lourd, et il s'est occupé aussi du mastering. Donc oui il a eu un rôle un peu plus grand, d'autant plus qu'il a ajouté aussi des samples.


Justement, vous bénéficiez d'une sacrée production, un son super propre et soigné. Pour un groupe auto-produit c'est pas courant ?


Oui, un disque 100% auto-produit, c'est un choix qu'on a fait. On sait qu'en France c'est pas évident de percer dans le Rock, et si on veut avoir nos chances, il faut avoir un produit quasi-irréprochable. Quelque chose qui saute aux oreilles directement, et éviter à tout prix de partir dans l'amateurisme, de sortir des EP avec des sons de maquettes un peu pourris. Ça en dit malheureusement parfois long sur les groupes. C'est pas juste, parce que le nerf de la guerre c'est l'argent... Si tu n'as pas d'argent, tu ne va pas pouvoir te payer quelqu'un qui va te sortir une galette qui sonne, tu ne peux pas aller chez Duquesne. C'est le coté un peu difficile de la musique, mais c'est un jeu. Après il faut se dire qu'il faut en vendre assez pour rentrer dans ses frais...


Vous avez fait une pose entre vos deux albums, pour des raisons privés j'imagine. C'est pas simple de revenir à la scène dans un milieu ou ça va très vite ? On t'oublie très vite...


Déjà humainement pour nous, c'était frustrant de se dire « Putain ça s'est arrêté, il ne se passe rien... », on avait du mal a ne pas revenir déjà pour nous même. Et puis de voir que les médias nous tendaient la perche, on s'est dit qu'il y avait quelque chose à faire. Et sur un coup de poker, on s'est dit qu'on allait essayer de se voir, de mettre nos ego de coté et de faire un petit peu de son. Sur l'un des premiers concerts qu'on a fait, on a fait la rencontre décisive de notre manager. Ça a enquillé sur la rencontre de l’attachée presse et compagnie... Il y a eu un effet boule de neige qui fait qu'on a réussi a sortir cet album là. On a fait des tee-shirts et des produits dérivés... On fait des concerts et des concerts... Et les médias nous attendaient, on voyait dans les chroniques de ce deuxième album « Frantic Machine, nous les attendions depuis tant d'année... ». Ça nous a motivé assez intensivement !


C'est qu'il y a eu un gros impact avec le premier album et la tournée qui a suivi ?


Un impact, je ne sais pas. J'ai du mal a prendre du recul par rapport à ça. On baigne tellement dedans qu'on a du mal a avoir un œil extérieur. Mais je pense que le bouche à oreille a bien fonctionné et on avait beaucoup écumé les scènes de région parisienne. Du coup on avait une fan base qui était très centrée. Là maintenant, sur ce deuxième album, Paris étant un territoire conquis, même si on refait des dates a Paris mine de rien. Là on vise un peu là province et les campagnes, on aime bien justement. Et on est réclamés là-bas.


Mais oui, il faut voir du pays !


C'est un vrai plaisir en plus à chaque fois. C'est toujours un accueil super chaleureux et super agréable, c'est une vraie expérience.


Vous co-signez (presque) tout les titres de cet album. Comment se passe le processus de création ?


On se retrouve en studio, on part d'un riff, on se dit « Putain ça c'est pas mal », et on a été vraiment quatre à composer de façon égale sur les titres. Ensuite au niveau des paroles, en général c'était un yaourt qui était posé. Et Seb, le chanteur guitariste qui bossait les titres chez lui et qui posais les paroles avec des textes en anglais. Après on les a tous relus, on a fait des modifications, mais c'est lui qui a écrit ce qu'il avait dans les tripes.


Et puis il y a « Broken History », que Seb a signé seul...


Oui c'était un plan qu'il nous jouait souvent avec sa guitare acoustique et qu'on a tous rebossé ensemble.


De quoi parles les textes ?


Ça parle de la vie de tous les jours, ça parle de la société, de politique... Ça peut parler de ce qu'on a à l’intérieur de soi, de notre âme, et des cotés un peu... Pas ésotérique, mais chacun peut y avoir sa propre interprétation, c'est ça qui est intéressant. On a des athées et des catholiques dans le groupe, ça fait un petit mélange sympa.


C'est écrit de façon assez abstraite...


Oui, chacun peut y trouver son compte. C'est aussi pour ça que l'on a choisis de ne pas mettre les textes en entier dans le livret. On a mis juste les Punchlines comme on dit, pour laisser les gens cogiter la-dessus. C'est toujours plus agréable de laisser fouiller l’intérieur des morceaux, de leur triturer les tripes pour essayer de se faire son interprétation.


Ça oblige les gens a apprendre l'anglais aussi...


Aussi, mais c'est pas un mal (rire).


Tu parlais tout à l'heure, des quelques samples qui ont été incorporés par Fred Duquesne. Pourquoi avoir utilisé ces petits effets. Je pense notamment à « My Needs » et « The Other Me », ou l'on sent un coté glauque et inquiétant...


Justement, c'est un peu le rôle qu'a eu Fred pendant ces quelques semaines. Il s'est proposé de mettre ces samples. Bon c'était pas le même tarif, parce qu'il y a un vrai travail de composition. C'est énormément de boulot, c'est un travail de chef d'orchestre en fait. On en avait besoin pour rajouter des nappes un peu pesantes, des choses qui dérangent. Un petit coté Rob Zombie... Par exemple pour « My Needs », moi qui suis un grand fan de Rob Zombie, je voulais un truc un peu tribale, avec des notes malsaines, du clavecin un peu bizarre. Et il a excellé dans ce boulot... On a fait des répètes et même des concerts sans les samples, et ça n'a pas la même atmosphère sur les morceaux...


Il y a un morceau caché sur cet album ? A la fin de « Fantasy », pourquoi ?


Un morceau caché, putain c'est incroyable ça... Je ne savais pas...


Bah arrête …


(rire) Comme je te l'ai dis, on aime bien les gens qui triturent les albums, qui cherchent les détails. Il y a les dessins dans le livret, on entent pleins de petits sons reculés dans l'album... Et si on est curieux, c'est vrai qu'on entend encore quelque chose à la fin de l'album. On aime bien pousser les gens à la curiosité. C'était un titre qu'on avait fait, la maquette de « Brother ». On la trouvait bien, c'est pas la même ambiance que le morceau finit, et on tenait à la mettre sur la galette.


Voilà les gens, soyez curieux...


Exactement !


J'ai découverts votre album avec plus d'un an de retard (il est sortie fin 2014), Du coup j'imagine qu'il y a pleins de nouvelles compos ? Un album en préparation ?


Pour l'instant on n'en est pas du tout là. On a pas mal de concerts en attente, pas mal qui sont confirmés aussi... On est pas dans l'optique de composer pour un nouvel album, on veut continuer de promouvoir « Peace of Mind » sur scène. C'est vraiment là qu'on s'éclate pour le moment. Après on ne sait pas de quoi est fait l'avenir... Mais si on peut parler de projet, il y a un nouveau clip qui va voir le jour.


Donc vous aimez prendre votre temps ?


Exactement, tu me l'enlève de la bouche.


Entre les deux albums, il y a eu combien ? Sept, huit ans ?


Non, pas tant que ça, mais c'est vrai qu'on a été vachement long. (rire) On prend notre temps et on profite. A partir du moment ou on n'a pas une pression médiatique qui pourrait nous poser problème. Là on fait un peu comme ça nous plaît.


Rassure moi, on ne va pas attendre aussi longtemps avant un prochain album ?


Peut-être plus encore (rire).


Coté concert, ou est-ce qu'on peut vous voir ?


On a des concerts qui sont en train de se monter un peu partout en province. En Bretagne, du coté de Nantes aussi, et puis on vous tiendra bien au courant de toute façon.


On regarde la page Facebook et on a tout.


Oui exactement. Je crois qu'on va parler aussi d'un Cover Garden dans le 95, une salle qu'on connaît bien, avec des amis. La date n'est pas encore confirmée, je ne sais pas si j'ai le droit d'en parler et je vais me faire tirer les oreilles. J'assume (rire)... Mais il suffit pour les personnes un peu curieuses, de venir sur notre page « Frantic Machine », on actualise assez souvent.


Ça marche, merci Blitz d'avoir été avec nous.


C'est moi qui te remercie.










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MessagePosté le: Lun 29 Fév - 16:31 (2016)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 29 Fév - 18:12 (2016)    Sujet du message: Interview FRANTIC MACHINE Répondre en citant

Je vous remercie, toi et le groupe, pour cette excellent interview, étant fan du groupe, c'est un grand plaisir pour moi de lire celle-ci.

Je me demandais si nous aurions un jour l'opportunité de parler de cet excellent groupe. Voilà qui est fait et bien fait. pouce

Je suis heureux d'en apprendre davantage sur FRANTIC MACHINE Heavy Métal
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MessagePosté le: Lun 29 Fév - 19:32 (2016)    Sujet du message: Interview FRANTIC MACHINE Répondre en citant

metal  Merci a Blitz, Tiseb et Ellie pour la mise en place de cette interview  metal
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MessagePosté le: Mar 1 Mar - 15:06 (2016)    Sujet du message: Interview FRANTIC MACHINE Répondre en citant

Ils sont bien cools, en plus, d'après ce qu'on m'a dit, je n'ai malheureusement pas eu la chance de les voir en live confus
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:31 (2017)    Sujet du message: Interview FRANTIC MACHINE

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