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Chronique de "Silent Assassins" de Mike Lepond

 
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Elfika

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MessagePosté le: Jeu 7 Jan - 21:55 (2016)    Sujet du message: Chronique de "Silent Assassins" de Mike Lepond Répondre en citant


  
Mike Lepond's Silent assassins
  


  

Date de sortie : 2014


Line-up :


L’album est produit par Michael Romeo (éminent guitariste de Symphony X) qui est également venu poser quelques parties de six cordes.
 Mike "Metal Mike" Chlasciak (gratteux ayant notamment joué pour Sebastian Bach ou Halford) a aussi été convié à la fête, tout comme le vocaliste Alan Tecchio (Hades, ex-Watchtower, ex-Seven Witches entre autres) qui chante sur les neufs titres de ce disque.



La réalisation de cet album révèle aussi une autre surprise qui sera évoquée en fin de chronique (un peu de suspens…)


Tracklist de Mike Lepond's Silent Assassins :
 
01. Apocalypse Rider
02. Red Death
03. The Quest
04. The Outsider
05. Masada
06. Silent Assassins
07. Ragnarok
08. The Progeny
09. Oath Of Honor




  

  



Le très discret bassiste du groupe en revanche beaucoup moins discret Symphony X a intégralement écrit et composé cet album solo qui a de quoi surprendre car il est en effet assez rare de voir les bassistes se lancer dans ce genre de projet.



Mike Lepond ne se cache pas de ses influences old-school heavy – trash métal qui ont bercé sa jeunesse, Iron Maiden, Manowar, Judas Priest…



Reste à savoir comment il aura abordé la composition de cet album, et quelles influences auront pris le dessus entre le métal prog ultra technique de Symphony X et sa propre culture musicale.


Un petit passage par la pochette nous permet de découvrir un art-work d’excellente qualité, la métaphore visuelle des assassins silencieux avec le cheval de Troie est bien trouvée. Si cette pochette ne tranche pas par son extraordinaire originalité, il n’y a en revanche rien à redire quant à sa conception et son rendu.


Dès le premier morceau le ton est donné.



Pas d’intro, pas de fioriture, on entre immédiatement et brutalement dans le vif du sujet. Riffs de guitare survitaminés et boostés au heavy rock, un chant qui n’est pas sans rappeler Judas Priest qui jongle avec virtuosité dans les aigus, et les sur-aigus…. Avec « Apocalypse Rider » Mike ne fait pas dans la dentelle.
Tout au plus le refrain donne une légère inflexion plus mélodieuse, que le chorus de guitare nous ramène immédiatement au cœur d’un heavy d’excellente facture que les vieux métalleux apprécieront d’autant plus qu’il sent bon la grande époque.



Les habitués de symphony X reconnaitront quand même la technique de Michael Romeo et le style Symphony en particulier sur les montées et descentes et les transitions.
Le son est excellent, production de pro, il n’y a rien à redire à ce sujet.


« Red Death » s’ouvre sur une superbe intro aux intonations orientales ou la basse reprend le leadership, rappelant si tant est que cela fut nécessaire la parfaite maitrise de l’instrument de Mike.


Le morceau évolue sur des riffs toujours aussi nerveux, en mid-tempo, musclés, guerriers, qui font remonter toutes les influences années 80 entre Judas Priest et Manowar (l’utilisation des chœurs est sans équivoque). Le morceau évolue pendant plus de 6 minutes, sans pour autant lasser l’auditeur.
Les changements de rythmes et le solo de clavier pourrait laisser croire à un glissement vers le prog, mais le morceau reste définitivement heavy-métal.
L’équilibre entre album démonstration et basse en retrait est parfait. Impossible de ne pas goûter à la formidable technicité de Mike, mais l’on ne verse jamais dans la démesure technique.


Avec « The quest » c’est une autre ambiance qui s’installe, plus médiévale. Mais passé l’intro, le morceau démarre en trombe avec une intro basse – guitare qui n’est pas sans rappeler un certain « Domination » sur Paradise Lost (Symphhony X).



Quand même, des années dans un style, ça ne s’efface pas comme ça, mais l’effet et le résultat sont parfaits.



Le refrain posé, et mélodique tranche avec des couplets nerveux, explosifs même.
Tout comme son prédécesseur, le morceau évolue sur presque 8 minutes, avec un pont qui nous replonge tout droit dans le grand métal viking à la Manowar, gros riffs, claviers – orgues en soutien, chœurs avant de nous emmener dans une cavalcade épique où la basse reprend le lead.
Perso, j’adore, on ne s’en lasse pas. Les claviers se font plus présents, mais le côté heavy reprend rapidement ses droits pour un final à 200 à l’heure…


A peine avons-nous le temps de reprendre notre souffle que c’est une basse déchainée qui introduit « The outsider ». gros riff métal en mid tempo, la recette est désormais bien en place et fonctionne plutôt très bien.


« Masada » se pose comme un îlot de paix au milieu de cette déferlante Heavy. Le morceau n’en demeure pas moins très agréable et la basse se fraie un chemin sur le chorus, conservant cet équilibre entre trop et pas assez qui prédomine pour elle depuis le début de l’album.


« Silent Assassin » titre éponyme repart de plus belle avec des riffs et des sonorités vocales qui ne sont pas sans rappeler le « painkiller » de Judas Priest. Ce sont plus de 4 minutes d’un heavy speed qui nous remettent dans le sujet sans le moindre ménagement.


« Ragnarok » se veut moins agressif, moins exclusif tout en restant très puissant. On y retrouve quelques influences à la Kiss, dans la construction, les arrangements vocaux et les chorus. Là aussi la basse fait quelques apparitions bien senties et bien placées sur un morceau majoritairement hard – heavy beaucoup plus consensuel que ses prédécesseurs.


« The progeny » renoue avec les morceaux longs (plus de 7 minutes).
L’intro, plus sombre, ouvre un morceau en mid tempo, riffs lourds à souhait, changements de rythme, chorus dans la pure tradition hard – heavy… le morceau nous offre une superbe accélération en milieu d’écoute pour porter un chorus guitare endiablé avant de revenir à sa rythmique d’origine, non sans un petit passage basse bien senti (perso j’adore tous ces passages qui sont autant de piqures de rappel pour dire qui est à la manœuvre) pour finir comme il a commencé…


« Oath of honor » clôture magistralement l’album avec ses 11 minutes.
Intro à la basse, orchestrations plus présentes avec ce petit côté épique que nous avions évoqué sur « The Quest ».
L’arrivée des riffs guitare et le démarrage du morceau flirtent bon avec le progressif, mais l’ombre du métal n’est jamais loin, on plane avec des chœurs et de claviers à la Manowar, ça accélère, ça galope, entre couplets énervés et gros refrains épiques, chorus de guitar héro, mélodies épiques…
 
Au final c’est un album plutôt surprenant, agréablement surprenant que nous offre Mike Lepond qui a eu le bon choix de s’entourer d’une équipe virtuose et de très haut vol servie par une post-production irréprochable.


Si des incursions dans le monde Symphony X sont notables, surtout d’un point de vue technique, ce sont très largement les influences old school heavy, trash speed métal qui prédominent.


C’est un album d’excellente qualité et très agréable à l’écoute qui ne tombe pas jamais dans la facilité. Les constructions sont variées, et même si Mike Lepond nous gratifie de magnifique passages et solo de basse, il ne tombe jamais dans la démonstration pure et les constructions alambiquées, au final tout le monde y trouve son compte et sa place, ce qui donne une grande richesse musicales et technique à cette galette.


Les générations de métalleux des années 80 y trouveront certainement une saveur bien particulière, saveur qui ne plaira peut-être pas à la jeune génération plus habituée à Symphony X qu’à Manowar ou Judas Priest, bien que de nombreuses touches progressives soient présentes, ne serait-ce que la longueur de  la majorité des morceaux qui dépasse les 6 – 7 minutes.


Si vous aimez le métal, classique, épique, trash, speed cet album vous fera passer un excellent moment. Bien sûr il ne révolutionnera pas la scène métal avec de nouveaux concepts et de grandes découvertes, mais cela n’empêche en rien que son écoute reste très agréable et, ce n’est pas anodin, sans ennui ni longueurs.


Un album que je recommande et qui trouvera parfaitement sa place dans toute playlist de métalleux.



Enfin, je vous avais parlé d'une petite surprise en fin de chronique, la batterie !!! Aucun cogneur sur cet album, la batterie est entièrement programmée. J'ai du recouper plusieurs sources pour être sûr de cette information. Le résultat est bluffant, peut être pas pour un batteur expérimenté, mais franchement, sans le savoir, je ne suis pas sûr que je m'en serais douté.

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MessagePosté le: Jeu 7 Jan - 21:55 (2016)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 8 Jan - 15:25 (2016)    Sujet du message: Chronique de "Silent Assassins" de Mike Lepond Répondre en citant

Merci Manu, pour cette super chronique.

Le musicien n'est pas un inconnu, et il a su bien s'entourer, la musique est puissante avec toujours cette touche plus ou moins progressive/Neo-classique.

Un régal pour moi, n'hésitez pas à écouter les titres sur youtube, pour vous faire une idée, je suis certain que vous allez adoré autant que moi Heavy Métal Heavy Métal
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Dernière édition par bruce le Lun 11 Jan - 14:49 (2016); édité 1 fois
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MessagePosté le: Ven 8 Jan - 21:37 (2016)    Sujet du message: Chronique de "Silent Assassins" de Mike Lepond Répondre en citant

Super chronique    pouce
il faudra que j’écoute   metal
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MessagePosté le: Dim 10 Jan - 22:02 (2016)    Sujet du message: Chronique de "Silent Assassins" de Mike Lepond Répondre en citant

Merci à tous les deux :-)
C'est un album qui vaut le détour. Il y a de quoi se faire plaisir à plus d'un titre. :-)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:49 (2017)    Sujet du message: Chronique de "Silent Assassins" de Mike Lepond

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