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Interview MESSALINE

 
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le massaii

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MessagePosté le: Ven 26 Juin - 11:14 (2015)    Sujet du message: Interview MESSALINE Répondre en citant

 
 

Rencontre avec Eric Martelat, chanteur et leader de MESSALINE. Le combo Heavy Metal français qui a sorti récemment son album "Illusions Barbares". Longue interview à cœur ouvert, ou le chanteur se livre sans détours.


Salut Éric et pour commencer bon anniversaire !


Oui, merci ! C'est vrai que j'ai eu mes 44 ans il y a quelques jours...


44 ans, tu passes du coté des vieux briscards du Rock. Ça t’incite a poser un peu les valises, ou ça te donne envie de faire encore plus de scène ?


En fait, plutôt la deuxième solution. Je pense qu'avec le groupe, on a encore beaucoup de choses a dire. Moi j'ai encore beaucoup de choses a dire en tant que chanteur et parolier... Et donc finalement ça m'incite a aller encore plus vite entre les disques. D'ailleurs si on regarde bien, entre « Éviscérer les dieux » qui est sorti en avril 2013 et « Illusions barbares » qui est sorti en avril/mai 2015, on a mis que deux ans pour le composer et l'enregistrer. C'est vrai que j'ai un petit peu poussé les collègues a aller vite aussi... Voila, peut-être que j'ai envie d’enchaîner les concerts et les disques, inconsciemment ça doit peut-être jouer, oui.


C'est vrai que cet album est sorti plus vite, mais c'est peut-être dû aussi au line-up qui est constant, alors que pour le précédent album il y avait eu du changement. C'était un peu compliqué.


Tout à fait, « Éviscérer les dieux » le troisième disque, c'était l'album de transition. Puisqu'on venait de perdre notre section rythmique juste avant. Et donc « Éviscérer les dieux » c'est un album hybride, puisque les 3/4 des morceaux avaient déjà été composés avec l'ancienne équipe. C'était toujours mes paroles et puis la musique c'est pratiquement toujours le guitariste Mickaël, mais on avait arrangé les morceaux à quatre avec l'ancienne formation. Et c'est vrai qu'il n'y avait qu'un ou deux morceaux qu'on avait fait avec le nouveau line-up. Et là, pour « Illusions barbares » tout l'album a été fait avec le nouveau line-up, et ça nous a donné un coup de pied aux fesses. Ça nous a motivé pour aller assez vite, et puis les bonnes idées étaient là. Le bassiste Jaïme et le batteur John nous ont donnés leur avis, ont donnés certaines idées. Donc c'est vrai que ça a fait avancer la machine un peu plus vite.


Un disque qui puise son inspiration (en partie) dans le médiéval, pourquoi cette période ?


Surtout la période des templiers, je me suis pris d'affection pour le coté historique des templiers. Il y a eu un déclencheur pour moi, ça a été le Da Vinci Code, il y a bientôt dix ans maintenant. Ça m'a ouvert aux templiers et aux sociétés secrètes, et tout ça. Je me suis beaucoup intéressé à ça, donc j'ai lu pas mal de bouquins sur cette période de l'histoire... Sur le coté un peu mystérieux des templiers et le coté un peu fantasmé... Ça m'a donné envie de créer un personnage « Gontrand de Montgisors », qui est un personnage fictif. Je lui ai écris une biographie, je l'ai situé à une certaine époque, j'ai regardé quelle était la croisade à cette époque là, et puis je l'ai remis dans un contexte historique. Partir à Jérusalem, etc, et j'en ai fais un synopsis. On en a tiré sur l'album, trois morceaux qui s’enchaînent, qui s'appellent « La geste de Gontrand de Montgisors », l'album est un peu centré la-dessus mais pas que.


On y découvre le parcours de ce croisé qui va se perdre au fil des chansons. Et puis comme tu le disais, au milieu du livret il y a cette petite biographie... C'était important de donner un visuel, une aide écrite à l'auditeur ?


Oui tout à fait, puisqu'en fait on écrit pas de la même façon une chanson, un texte, un synopsis, ou un scénario. Dans une chanson on a des couplets, des refrains et l'écriture est assez concise. Et c'est vrai qu'on perd peut-être le fil de l'histoire. C'est pour ça aussi que chaque morceau est précédé d'une introduction dans le livret. Donc il y a le texte du morceau et au-dessus, il y a quelques lignes qui expliquent un peu l'histoire qu'on va raconter. Donc pour ce triptyque sur ce templier, je trouvais que c'était important qu'on ait l'histoire complète que j'avais inventé. Où il est né, ce qu'il a fait avant de partir en croisade, ce qu'il a fait après. Puisque finalement les trois morceaux du disque, c'est juste une partie de sa vie. Puisque dans le livret on lit par la suite qu'il a eu un enfant, etc, que l'enfant va retourner chez les templiers... Donc c'est vrai que c'est une histoire complète, et c'est pour ça que par la suite, on va puiser dans l'histoire de Gontrand pour remettre en musique d'autres événements de sa vie. Ça va être un fil rouge qui va revenir sur certains albums, sur un ou deux morceaux, on aura une petite trame comme ça.


D'accord, un personnage récurent. On retrouve souvent ça chez les groupes de Rock qui ont des personnages affectifs qui reviennent au fil des chansons ou des albums, ça permet de réécrire l'histoire de différentes façons ?


Et ça fait aussi un point d'encrage, ça donne une liaison entre les disques. On construit notre histoire de Messaline avec des chansons et c'est intéressant d'avoir ces clins d’œil. Dans ce disque, il y a aussi des clins d’œil à d'autres titres qu'on avait écrit sur d'autres albums. Notamment un préquel, ça se fait beaucoup au cinéma maintenant... On a écrit une histoire sur un morceau qui est sur l'album précédent, on a fait l'avant. C'est à dire que sur l'album précédent, on avait tourné un clip sur un morceau qui s'appelle « Si belle cigüe » qui parlait de poison, etc... On évoquait quelqu'un que l'on forçait a prendre du poison pour se tuer, il y avait une référence à Socrate. Et puis sur cet album là (Illusions barbares) on a un morceau qui s'appelle « Cadavre-esquisse », dans lequel je décris le personnage de « Si belle cigüe ». Et on comprend que c'est un meurtrier, qui a des pulsions et qui a tué pas mal de personnes. On comprend pourquoi dans l'album d'avant, on le force a se tuer en prison. Donc voilà, c'est un préquel et je trouve ça marrant d'un album à l'autre. Il y a aussi une rue qui est importante chez nous, la rue de l'abreuvoir ! (rire) C'est une rue qui existe à Strasbourg ou j'ai vécu pendant un an. Et pour le premier album de Messaline, on avait écrit un titre qui s'appelait « Café du paradis », où je décrivais un peu l'histoire qu'il peut y avoir dans les vieux bistrots. Avec toute une gouaille. Des clins d’œils à la Audiard, puisque à la fin du morceau il y avait un enregistrement des tontons flingueurs... C'était un morceau sur le coté nostalgique des vieux bistrots, et dans mon texte j'avais mis « 16 rue de l'abreuvoir, le café du paradis » ça commençait comme ça. Et puis sur le disque d'après, je me suis dis qu'il serait marrant que dans cette rue de l'abreuvoir je décrive d'autres boutiques ou d'autres choses. Donc dans le deuxième album, le morceau « Zèle de poulet » décrit un passage à tabac dans un commissariat, et j'avais installé mon commissariat au 22 rue de l'abreuvoir, au 22 forcément (rire). Je construis ma petite rue comme ça... Sur le troisième album, il y a le morceau « Errare humanum est » qui est une chute d'un morceau de notre groupe de rock prog d'avant « Absurde », on avait un morceau qui s'appelait « désolé machine » . On voulait re-bidouiller ce morceau, et c'est devenu « Errare humanum est » et l'histoire c'était de retrouver un vieux disque dans une vieille épicerie fermée au un rue de l'abreuvoir. Un, en référence à notre premier disque avec Absurde. Et dans ce nouvel album, donc « Illusions barbares », on a un morceau qui s'appelle « Les crayons du soleil » qui parle d'un artiste qui sombre dans la dépression. Il fait de la BD, il travaille en noir et blanc, et il est tellement dans son boulot qu'il voit la vie en noir et blanc. Il est sauvé à la fin par une muse qui lui offre les crayons du soleil, des crayons de couleur en fait, qui ramène de la couleur dans son existence. Et cet artiste je l'ai mis dans ma rue de l'abreuvoir, il a un petit atelier d'artiste dans des combles. Dans l'intro c'est marqué « au 43 rue de l'abreuvoir, il y a un artiste », et 43 parce que lorsque j'ai écris ce texte j'avais 43 ans... Donc Messaline c'est toujours truffé de petite private (Joke) et de fils conducteurs que l'on peut retrouver. Alors certaines personnes s'en aperçoivent, d'autre pas, parce que c'est assez tiré par les cheveux. On a mis ça en place avec Mickaël, le guitariste parce qu'on trouve qu'au lieu qu'un disque soit une collection de chansons et chaque album se soit dix chansons sans liens. Effectivement, il n'y a peut-être pas forcément de liens directes entre les chansons mais au moins, qu'il y ait un lien indirecte entre les albums. Il faut qu'il y ait une sorte de cohérence, qu'on construise une œuvre, entre guillemets. Qu'à la fin lorsque l'on se retournera sur ce qu'on a fait, qu'on se dite : « Voilà, on a essayé de se faire plaisir et de créer des choses ». Même si effectivement certaines personnes ne s'en aperçoivent pas. Mais on a envie d'être de temps en temps dans le concept.


Et c'est sympa pour les fans, ça fait un petit jeu de piste, il y a pleins de choses a découvrir...


Effectivement, on a des personnes qui creusent un petit peu. Moi ça me fait toujours plaisir, des personnes qui creusent les textes et qui arrivent au fil des écoutes, des lectures, a trouver les liens. Oui c'est sympa que les gens puissent se nourrir de ce que l'on a fait, ça implique qu'on revienne plusieurs fois dessus. Qu'on écoute pas le disque deux fois quand il sort et puis après qu'on le laisse sur une étagère... Qu'on revienne dessus de temps en temps, je trouve que c'est plutôt sympa.


En même temps sur cet album on trouve des titres plus directes, plus contemporains. C'est quelque chose d'un peu nouveau pour Messaline qui d'habitude joue plus la carte de l'abstrait ou de la suggestion. Pourquoi cette évolution ?


Oui, ce qui est difficile quand on écrit une chanson, en tout cas pour moi, c'est de trouver l'idée de départ, de trouver un bon sujet. Effectivement le cliché dans le Hard Rock c'est de parler de nanas, de fêtes et d'alcool... Quand tu écris du Hard à vingt ans, tu peux te le permettre, mais au bout d'un moment il faut changer de registre d'écriture. Il faut trouver des angles, alors peut-être qu’inconsciemment passé 40 ans on fait déjà un premier bilan de sa vie, et c'est vrai qu'on part sur des thèmes peut-être plus graves. Toujours écrit de manière assez légère et déconnante, ou avec des jeux de mots, mais plus graves.


Je pense notamment à « Fouille de sarcophage » et « Barbie tue Rick » qui sont très durs.


Oui, c'est deux morceaux qui se suivent. C'est fictif, mais c'est l'histoire d'une fille dont les parents refont leur vie à Los Angeles, le rêve américain. Donc ils emmènent leur fille qui a sept ans avec eux, la petite s'appelle Barbara. Elle grandit à Los Angeles et au bout d'un moment à 18/20 ans, elle se fait appeler Barbie, elle se fait peroxyder les cheveux, bien blonde etc. Comme beaucoup de fille un peu légère et bimbo, elle se fait refaire les seins. Et elle se balade dans le milieu un peu Rock dans des clubs, elle rencontre des gens extraordinaires, très touchants. Mais finalement elle tombe amoureuse du seul salaud qu'elle rencontre, qui a déjà une femme et qui ne veut pas la quitter. Elle tombe enceinte et le gars s'en va, et elle reste avec ses idées morbides et elle avorte. Donc c'est pour ça que le premier morceau s'appelle « Fouille de sarcophage ». On est pas du tout dans Champollion et les égyptiens, on est dans un avortement. Et effectivement le texte est assez … C'est pas vraiment au premier degrés, mais on comprend de quoi ça parle en lisant les deux petites lignes d'introduction. Et puis après le morceau qui s’enchaîne (Barbie tu Rick), elle se shoot pour tenir moralement. Et finalement elle tue le gars, donc c'est le deuxième morceau qui s'appelle « Barbie Tue Rick ». Donc forcément, barbituriques, les médicaments. Et puis surtout Barbara qui est devenue Barbie et qui tue Rick, un gars au prénom bien américain. Donc c'est assez tragique... Il y a ça et puis comme je te le disais tout à l'heure, « Les crayons du soleil » qui parle d'un artiste qui part en dépression (rire), il n'y a rien d'autobiographique. Alors ce qui est intéressant quand on écrit des textes, c'est que dans certains textes il y a des « Je », mais ce n'est pas forcément Éric Martelat. C'est plutôt le personnage qui vit ces trucs là, donc c'est assez schizophrénique aussi d’écrire des chansons mais je trouve ça assez sympa. On a des « Je » qui sont plus des jeux d'écriture que des « je » personnel.


On trouve toujours ta marque de fabrique. Ces textes faits de jeux de mots, de sens ambigus, de doubles voir de triples sens. C'est quelque chose que tu aime cultiver ?


Oui, et je crois que j’ai fais ça au départ pour dédramatiser mon écriture, je ne voulais pas trop être donneur de leçon. On a tous en tête la référence d'écriture Hard Rock (Français), c'est quand même Bernie Bonvoisin de Trust. Qui était assez péremptoire, qui balançait ses idées, surtout politiques... Des textes très politisés, et c'est vrai qu'on ne voulait pas entrer dans une écriture politique. Moi j'ai mes idées, dans le groupe dans les grandes lignes on partage les même idées... Mais le guitariste Mickaël, dés le départ me disait qu'il ne voulait pas trop que j'écrive politiquement, parce que déjà tu ne peux pas toucher tout le monde, et puis tu es dans un groupe donc c'est pas Erci Martelat qui donne ses opinions. Il faut que ça soit les idées du groupe, et c'est vrai que je comprends tout à fait son point de vue donc je me suis référé à ça pour ne pas le faire. Ne pas écrire de façon politique, comme Bernie Bonvoisin qui était vraiment typé dans son écriture. Et puis c'est vrai que quand on commence a écrire un texte un peu sérieux on se dit : « je vais encore passer pour le donneur de leçons ou le professeur ». Et comme je suis aussi influencé par les événements historiques, j'ai pas envie de faire le prof. Il faut que ça reste du Rock ! C'est pour ça qu’inconsciemment, je pense que quand un texte me vient, un fait historique comme « Machiavel » sur l'album précédent. Dédramatiser cette écriture pour pas que ça fasse trop pédant, je pense que je dois mettre des mots a double sens, ou triple sens comme tu dis, ou des jeux de mots effectivement pour inconsciemment dire aux gens : « j'essaie de dire un truc sérieux, mais je ne me prend pas au sérieux. J'arrive a faire des jeux de mots à deux balles »  (rire). C'est con mais je pense que finalement c'est aussi pour me dédouaner ou me justifier.


Deux membres du groupe Ange (Christian Decamps et Hassan Hajdi) ont participé à cet album, tu peux me parler de ces collaborations ?


C'est des amis de longue date, surtout Christian Decamps qui, déjà à l'époque d'Absurde était venu chanter un titre. Quand on a fait notre premier album de Messaline, Christian nous avait écrit un titre, texte et musique. Et puis sur le troisième album, il était venu chanter un duo avec moi, sur le temps qui passe, c'était le morceau « Sale temps ». je trouvais ça bien qu'un grand monsieur du rock français vienne chanter un duo avec moi. Il y a un passage de relais et en même temps c'est le disciple qui invite son maître, et je trouvais ça bien. Le texte c'était sur le temps qui passe, sachant que les années n'ont pas trop d'effet sur Christian Decamps au niveau de la création. Un ange est éternel mais j'ai bien l'impression que c'est le cas, donc j'ai trouvé que c'était un super symbole. Et sur ce disque là, on était vraiment parti pour avoir personne sur le disque à part nous. On a enregistré en studio avec un jour bien précis, on est revenu à des fondamentaux Rock. C'est à dire on réserve un studio et on fait l'album en tant de jours, à l'ancienne. Et puis il s'est avéré que sur un titre qui s'appelle « Instinct animal » qui fait parti de la trilogie de mon templier. A la fin de ce morceau notre templier fait un rite satanique, il est défroqué par l'ordre du temple et il passe d'un extrême à l'autre. Donc il va carrément prier la tête de bouc Baphomet. Et donc à la fin de ce morceau il y a une minute trente ou il y a une messe noir, avec une rythmique très lente à la black Sabbath et puis dessus une voix déclamée. Cette voix devait être faite par un copain avocat qui a une voix de centor. Et donc on avait caler les prises, et quelques jours avant il m'a appelé pour me dire qu'il ne pourrait pas passer en studio puisqu'il était reparti aux assises pour un procès. Et puis il s'est avéré qu'un jour ou deux après, j'appelle Christian pour autre chose... On s'appelle assez régulièrement. Il me demande ou j'en suis sur l'enregistrement de mon disque, donc je lui parle de l'enregistrement, de l'histoire de mon templier et ça s'est fait comme ça. Christian m'a proposé de la faire, donc je lui ai envoyé le texte et la mise à plat du morceau, et il me l'a enregistré 2/3 jours après. Donc c'est venu de notre amitié, c'est pas une demande calculée trois mois à l'avance. Et puis pour Hassan, et bien Mickaël le guitariste avait fait tous ses solos. Des solos qu'il a enregistré chez lui tranquillement en prenant le temps. D'ailleurs on sent qu'il y a mit du temps parce qu'ils sont vraiment très aboutis et très mélodiques. Et sur le morceau « Fouille de sarcophage », il avait fait son solo qu'on trouvait très bien. Mais il n'était pas satisfait de ce qu'il avait fait, il le trouvait pas créatif. Il me dit : « Soit on enlève le solo et on fait que la rythmique, soit on enlève le passage avec le solo et on essaie de faire un montage »... je trouvais ça dommage, et puis comme on venait de recevoir la bande voix de Christian, il m'est revenu à la mémoire ce que m'avait dit Hassan la dernière fois qu'on avait joué avec Ange pour la sortie de l'album précédent. Thierry Sidhoum nous avait fait une ligne de basse sur le premier album et donc Hassan m'avait dit pour me charrier :« La prochaine fois il faut que tu fasse un peu tourner l'effectif. La prochaine fois tu me fais faire un solo » (rire). Donc il m'avait proposé ça en loge il y a deux ans... Donc je lui ai envoyé un mail pour voir si la proposition tenait toujours, il nous a répondu dans la foulée. Donc Hassan nous a fait le solo en quelques jours, nous l'a envoyé, et puis lorsque on l'a écouté en studio on est resté sur le cul.


C'est vrai que c'est un sacré solo. Pour en revenir à Mickaël le guitariste qui a pondu de supers solos tout au long de l'album... Il y en a un qui m'a particulièrement marqué, c'est sur « Les teufs des Héros » ou il part dans quelque chose de très expérimental.


Oui tout à fait, c'est un morceau qu'on a essayé d'enregistrer comme on l'avait fait en répète. C'est à dire que c'est un titre qui a été fait sous forme de bœuf au départ, en répétition. Je suis arrivé avec un bout de texte, et on est parti en impro total. Et nous, on enregistre pratiquement toutes nos répètes. Donc on a ce solo qui est très long, comme tu dis très expérimental, et quand on a écouté les bandes de répète, j'ai trouvé que ce qu'avait fait Mickaël était absolument génial. Alors je lui ai dis qu'il devait réenregistrer cette impro en studio, c'est bien dans l'esprit du morceau qui parle d'une partouze au royaume des dieux grecques. Donc c'est un morceau qu'on a jamais vraiment joué en répète... On est rentré en studio, ils ont laissés tourner en basse batterie et Mickaël a essayé de refaire une impro, et je trouve que ça donne un coté très live sur ce morceau. Je trouve que ça donne beaucoup de vie à ce titre, après on a les cœurs harmonisés à la fin... c'est le titre le moins bossé, entre guillemets, mais je trouve que c'est vraiment le plus expérimental. On a vraiment un clin d’œil à ce que pouvait faire les groupes dans les années 70 en studio, ou on faisait tourner les bandes et on y va quoi...


La chanson « Mehlinn Ha » a donner un clip, ou l'on vous voit en costume d'époque. Un tournage sympa j'imagine pour vous ?


On a travaillé avec une association de reconstitution médiéval et de fantaisie « La Maisnie du chevalier Bragon ». Et lorsqu'on leur a proposé de travailler avec nous pour le clip, je leur ai filé les textes et je leur ai dit : « Vous écrivez l'histoire, je vous laisse carte blanche . » Donc le président de l'asso a écrit l'histoire avec le réalisateur du clip, parce que ne voulais pas trop que ça soit de l'illustratif par rapport à mon texte. Et ils sont partis dans des choses super biens, puisqu'ils ont rajoutés des éléments de personnalité à mon personnage qui n'étaient pas au départ dans mon texte. Je trouvais ça très bien, ils se sont vraiment appropriés mon personnage. Donc ce sont eux qui jouent dans le clip, c'est eux qui sont en armure. Nous, on nous voit de temps en temps derrière, en cape. Mais on est vraiment que sur quelques plans et en arrière plan, un peu à la Alfred Hitchcock qui se mettait sur un ou deux plans dans ces films. Nous c'est un peu pareille, on nous voit apparaître un peu derrière mais les personnages principaux sont les personnes de cette asso. Et c'est vrai que ça a été un moment de tournage extraordinaire, on a tourné deux jours au château de Brancion en Saône-et-Loire. On a tourné aussi dans le cloître Saint Philibert à Tournus, et puis on a fait quelques photos de presse à l’abbaye d'Ambronay dans le 01... Donc c'est vrai que c'était une très belle expérience, j'ai trouvé les gens de l'asso hyper dévoués et très bien dans leur travail. Et des personnes qui nous ont ouvert leurs portes et leurs églises de façon assez ouverte, ça m'a réconcilié avec pas mal de choses. Sans parler trop dans le religieux, les curés qu'on a rencontré et qui géraient les site, j'ai trouvé des gens ouverts et qui tendaient à l'ouverture et à la culture. Par rapport à tout ce qui se passe au niveau religieux ces derniers temps, je trouve que ça met du baume au cœur de voir des gens qui sont ouverts, j'ai trouvé ça très enrichissant.


Pourquoi choisir ce titre « Mehlinn Ha » pour le clip ? En général les groupes qui font leurs premiers clips essaient de prendre une chanson représentative ou une chanson vendeuse entre guillemets. Je ne trouve pas que « Mehlinn Ha », donc une power balade, soit la plus représentative de l'album. Pourquoi ce titre ?


On m'a déjà fait la remarque depuis que je suis en promo, depuis un mois et demie. Alors pourquoi avoir choisis ce titre ? Parce que c'était la première fois qu'on écrivait une balade, et puis comme on voulait travailler aussi avec les personnes de la reconstitution médiéval il nous fallait un des trois titres qui parle de mon templier. Mais c'est vrai qu'avec le recul, c'est vrai qu'on me dit ça. On me dit que l'album est plutôt Heavy dans l'ensemble et que le morceau n'est pas représentatif de l'album. Je suis d'accord, ça a été un choix de notre part, on voulait se faire plaisir. Mais c'est vrai que niveau promo on a pas été dans les clous... Mais ce que tu dis ce défend, on aurait pu mettre un morceau hyper punchy de trois minutes comme « Morituri te Salutant » ou « Barbie tue Rick » qui est très rock'n'roll. On avait commencé a dévoiler la pochette, puis quarante secondes d'un morceau sur internet, etc, donc les personnes étaient dans les starting block. On avait fait un teaser pour annoncer la sortie du clip et dans les fans pur et dur de Heavy Metal, le jour ou on a sortis le clip, on a eu des commentaires qui disaient : « Le clip est super ! Il y a une belle mélodie, mais on espère que dans le disque il n'y aura pas que des balades... » (rire) Mais voilà, c'était un choix et ça nous faisait super plaisir de mettre en avant cette power balade.


En écoutant l'album, j'ai l'impression que le travail de production a été différent et peut-être plus poussé que sur le précédent... Je me trompe ?


Pour ce disque, on a changé d'ingénieur du son, de producteur. Jusque là tous nos disques avaient été fait par Didier Boyat, qui nous avait vraiment mis le pied à l'étrier et qui nous a fait grandir musicalement. Puisque lorsqu'il a commencé à nous enregistrer on n'avait jamais fait de studio, c'était notre premier quatre titres avec Absurde en 98. On a grandit musicalement, on a progressé, donc il nous a vraiment pris sous son aile. Donc il nous a vraiment lancé... Et puis là on voulait changer, on en a discuté avec lui et il était d'accord. On sort pas un album tous les six mois, donc autant aller voire ailleurs au moins une fois. Donc on a contacté Olivier Didillon qui travaille beaucoup pour le live. Il nous avait sonorisé deux ou trois fois l'année dernière et on a trouvé qu'il avait un très bon travail. Il a beaucoup travaillé avec un groupe de Metal de la région Lyonnaise qui a fait le Wacken, il commence à se faire une bonne réputation dans le milieu Metal extrême. Et juste après la sorite du disque il nous a apprit qu'il était maintenant le sonorisateur live du groupe parisien « No Return ». Et donc il part en tournée européenne tout le mois d'octobre avec eux. Donc voilà, on a voulu changer, on est allé le voir. On a écouté ses productions, on a été voir son studio et on s'est dit que c'était la bonne personne pour faire l'album. Et finalement une fois en studio avec lui, je me suis aperçu qu'il avait les mêmes méthodes que Didier Boyat. J'ai trouvé ça bien, comme une sorte de passassions de pouvoir et le prochain album qu'on fera ce sera aussi avec Olivier. On continuera avec Olivier maintenant parce qu'au niveau de la technique d'enregistrement et de la prise de son, il nous a amené une plus grosse prod, plus d'ampleur. On est revenu à une batterie moins synthétique et enregistré vraiment « Live », il avait l'endroit qu'il fallait pour la faire sonner. C'est un guitariste de formation donc il a fait sonner les guitares avec des techniques d'ampli assez performantes. Il nous a fait un gros son mais sans dénaturer notre son live... Il est parti du principe que ce qu'on entend sur le disque, il faut et on doit avoir le même son en live.


C'est l'heure de la question qui fâche ! Lors de la sortie de l'album, il y a eu un couac avec un concert annulé, le Beast in Bresse (le 4 Avril dernier à la tannerie). Pourquoi cette annulation et la communication assez dur qui a suivi ?


Il y a un adage qui dit que nul n'est prophète en son pays, et décidément je trouve que c'est vrai. C'est à dire que la Tannerie c'est une salle de concert de Bourg-en-Bresse, nous on est les enfants du coin, on répète là-bas. Donc on a essayé de remonter un festival qu'on montait il y a quelques années, et on voulait faire ça sur une scène de musique actuelle subventionnée parce que je trouve que c'est l'endroit qu'il faut. Ça sonne super bien, il y a des personnes compétentes dedans... La salle de Rock de Bourg qui tient quand même 550 places ! On avait remonté ce festival avec d'autres groupes et ce qu'il s'est passé c'est que deux groupes nationaux ont eu des problèmes. On devait faire venir Misanthrope qui est un groupe de Metal extrême chanté en français, que je trouvais très intéressant. Leur batteur s'est blessé donc le groupe a annulé deux jours avant. Et puis un autre groupe de Lyon qui venait de se séparer de son bassiste, qui commençait a attenté un procès contre eux, s'est désisté la veille. Au lieu de garder les deux derniers groupes à l'affiche, Messaline et Black Road, un autre groupe Lyonnais qui officie dans du Blues Rock vraiment bien. La salle de concert qui était en coproduction avec nous, a décidé d'annuler le concert pour ne pas perdre de l'argent. Alors que je ne suis pas sûr qu'ils auraient perdu de l'argent et puis je trouve que pour notre publique et les gens qui attendaient la sortie de l'album ça n'a pas été sympa. Et il y a un coté un peu méprisant par rapport à nous qui est assez gênant. Mais bon, on a rebondi la semaine d'après sur Lyon, et on a d'autres dates qui s’enchaînent donc c'est déjà du passé. On est dans la promo, on est parti à Paris faire pleins d'interviews pour le disque. Il y d'autres trucs qui se mettent en place, voilà. Mais c'est vrai que sur le coup, on se dit que c'est dommage. Je pense que certains groupes dans certaines régions sont plus aidés par leur structures locales que nous. On sait que si on vend un peu de disque et si on fait des concerts, c'est que nous. Nous qui essayons de faire les choses, on est pas trop aidé. Alors qu'il pourrait y avoir un système local pour aider les groupes. Mais bon c'est comme ça, je ne vais pas faire, ni le grincheux ni l'aigri, mais c'est dommage. Ça montre un peu aussi l'esprit que peut avoir certaines salles subventionnées, effectivement ils ont peut-être besoins de résultats mais bon... Ils laissent la chance à pas mal de groupes dans certains autres styles, mais le style Heavy Metal est assez connoté, pour tous ces programmateurs là en France, est quand même connoté « ringard ». On préfère mettre sur la touche ce genre de musique. Alors pour des personnes qui prônent l’éclectisme et l'ouverture musicale, et qui étaient dans la rue le onze janvier pour dire : « On est tous Charlie ». Je trouve que c'est un peu mesquin et petit après de faire de la ségrégation dans l'autre sens. A l'heure actuelle il est plus facile de faire du slam ou du hip-hop en ayant un niveau d'écriture de cm2, que d'essayer de proposer un show total avec de la vidéo, du son, du live comme on essaie de le faire. Je trouve que sous le coté ouverture musicale, on met de coté certains groupes que ce soit sur les scènes de musique actuelle ou sur certains festivals. Je ne comprends pas que des festivals comme les francofolies de La Rochelle ou autre, ait du mal a placer des groupes Heavy Metal. Je parle de Heavy Metal, et pas de Metal extrême ou Metal plus moderne qui arrivent a ce placer. Mais les groupes vraiment Heavy Metal, on est vraiment montrés du doigt. Après on en prend son parti et je ne suis pas là pour faire la pleureuse, mais je trouve que quand tu fais du Heavy Metal en France, tu es vraiment montré du doigt et on te prend pour un ringard. Je ne sais pas pourquoi, est-ce-que c'est parce que c'est un style de musique qui a été inventé il y a trente ans ? Qu'est-ce qu'on devrait dire de Bach, dont le style de musique a été inventé il y a bien longtemps. Donc je ne comprend pas ce coté, à la limite du fascisme intellectuel, je lâche le mot, sur certaine choses. Et encore plus pour le Rock progressif ou là vous passez pour des gros papys ringards. Je ne comprends pas pourquoi ces structures là mettent leur veto, je trouve que c'est du fascisme du niveau des inrockuptibles. Cette sorte de média parisianiste qui se répand aussi en province, il y a un coté bobo qui me dérange dans la culture en France.


Il y a un gros manque de prise de risque, ou en tout cas une frilosité de la part des festivals et des salles de concert pour certains genres musicaux, ou certains groupes. C'est valable pour le Heavy Metal mais c'est valable pour d'autres styles aussi.


Oui, ils vont avoir un discours pour prôner l'ouverture, mais il y a de la frilosité qui s’apparente presque à de la censure. Parce qu'après il faut vraiment que tu te débrouille par tes propres moyens pour faire tes dates de concerts. C'est dommage, je pense qu'il y a de la place pour tout le monde, pour tous les styles... Voilà, c'est mon petit coup de gueule de la journée !


C'était la question qui fâche et on a réussit.


(rire) Oui tout à fait, bravo !


Pour te reprendre dans le sens su poil, on va essayer de te calmer un peu. Cet album « Illusions barbares » a bénéficié d'une belle couverture médiatique. Je crois que vous avez été soutenu par Replica promotion qui a fait un gros boulot, qui a organisé pleins d'interviews, et pleins de chroniques élogieuses pour cet album. Ça fait plaisir pour le coup ?


Complètement, on a travaillé avec Replica pour la promo. On est encore en plein dedans, puisque notre album est sorti fin Avril. Et puis Messaline c'est pas Iron Maiden ou ACDC, la promo s 'étale sur pas mal de temps et l'album va vivre pas mal de temps. Toutes les chroniques ne tombent pas le même mois dans tous les magazines, et le mois d'après il n'existe plus. Pour nous les chroniques commencent a tomber dans les Webzine, et elles sont élogieuses, ça nous fait plaisir ! Et puis d'autre vont arriver, puisqu'on a fait un marathon de Paris. Avec John, le batteur, on est monté à Paris pour donner 25 interviews dans la journée. Après c'est pas parce qu'on va avoir 25000 chroniques et beaucoup d'interviews qu'on vend plus de disques parce que le marché du disque est vraiment mort. Mais ça fait toujours plaisir de voir que l'album est chroniqué et apprécié, qu'il y ait des personnes comme toi qui font partager aux auditeurs notre musique. C'est une période qui est assez porteuse d'euphorie.


Un peu de promo pour finir ! Ou peut on trouver cet album « Illusions Barbares » ?


Le disque est sorti chez Brennus, le label de Hard Rock français. Donc on peut trouver « Illusions barbare » sur le site de Brennus. On peut aussi le trouver dans les Cultura, chez certains disquaires encore, s'il reste des disquaires. Et dans les Fnac, ou il faut bien le demander puisqu'il est référencé mais il n'est pas vraiment en bac dans toutes les Fnac. Sinon, il faut venir faire un tour sur notre Facebook (Messaline Metal), on tombe sur notre page, et on peut faire des commandes par VPC...


Et coté concert ?


Les choses sérieuses commencent au mois de Juillet, on fait un festival viking qui a lieu à Simandre-sur-Suran (01). Un festival sur trois jours avec pas mal de groupes étrangers qui officient plus dans du Pagan Metal ou Metal extrême. Des groupes assez connus dans le style puisqu'il y a Primordial, nous on va jouer le même jour (le dimanche) qu' Enslaved. Un groupe de black Metal progressif... Ça va être une belle date, c'est le 19 juillet. Au mois de septembre, on fait le festival Leym'Fest avec Fortunato qui fait du néo-classique metal. Une grosse date aussi le 25 septembre à Bron (Lyon) ou l'on joue avec Ange. Et puis le 24 Octobre, toujours à Lyon, au Warmaudio. On joue avec Satan joker, le groupe de Heavy Metal des années 80. Donc vraiment des dates sympa.


Merci Éric pour cette longue interview ! Tu m'avais prévenu, tu es bavard...


Oui (rire) c'est un peu comme un juke-box, tu mets deux euros dans la machine et hop ça y est. Mais il y a tellement de choses à dire.


_________________
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MessagePosté le: Ven 26 Juin - 11:14 (2015)    Sujet du message: Publicité

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bruce

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MessagePosté le: Ven 26 Juin - 13:10 (2015)    Sujet du message: Interview MESSALINE Répondre en citant

Merci à vous pour cette superbe interview, on y apprend énormément de choses, très bonne chose pour MESSALINE pouce

Beaucoup de travail pour un résultat plus qu'efficace Heavy Métal
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:00 (2017)    Sujet du message: Interview MESSALINE

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